La Cour suprême du Brésil a rejeté, mercredi, à six voix contre cinq la demande de l'ex-président Luiz Inacio « Lula » da Silva, qui voulait rester libre jusqu'à l'épuisement de ses recours contre sa condamnation à 12 ans de prison pour corruption. Le favori pour l'élection présidentielle d'octobre pourrait être incarcéré au cours des prochains jours.

Après plus de six heures de délibérations mercredi, le résultat partiel était de 5 votes à 1 contre la demande d'habeas corpus de l’ex-président et candidat menant dans les sondages en prévision de la prochaine élection présidentielle. Le vent aurait tourné avec le vote de la juge Rosa Weber, qui s'est prononcée contre.

De lourdes grilles de fer ont été installées pour séparer les militants pro et anti-Lula. Des milliers de manifestants des deux camps attendaient devant la Cour, à Brasilia.

Lula a été reconnu coupable en août dernier et condamné à 10 ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin de la firme d'ingénierie OAS en échange de son aide pour obtenir des contrats avec l'entreprise pétrolière publique Petroleo Brasileiro.

En janvier, une cour d'appel a confirmé à l'unanimité sa décision et porté la peine d'emprisonnement à 12 ans.

L'ex-président nie le tout farouchement, invoquant l'absence de preuves et dénonçant un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat.

En plus de l'énorme soutien populaire dont il jouit encore, des juristes, des intellectuels et des artistes font circuler une pétition intitulée « Une élection sans Lula serait frauduleuse ». Ils estiment que sa condamnation vise avant tout à l’empêcher de se présenter à la présidentielle prévue en octobre.

En admettant que la Cour suprême lui soit favorable, on ne saura pas avant le 15 août s’il pourra se présenter à l’élection présidentielle. C’est ce jour-là que le tribunal électoral supérieur décidera quelles candidatures sont valides.

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