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L'homme qui a tenté d'assassiner Ronald Reagan est libéré

John Hinckley, qui a voulu assassiner le président américain Ronald Reagan recouvre sa liberté plus de 35 ans après les faits. Un juge a décrété que l'homme de 61 ans, qui était interné dans un hôpital psychiatrique de Washington, ne représentait plus un danger pour le public.

Le 30 mars 1981, John Hinckley tire sur Ronald Reagan au moment où le président sort de l'hôtel Hilton de Washington, le blessant à la poitrine. Trois des personnes qui l'accompagnent sont également blessées par les six balles tirées par Hinckley.

Le président Reagan est transporté à l'hôpital où il est rapidement pris en charge par une équipe médicale. L'attaque n'aura laissé aucune séquelle importante pour M. Reagan, mais un de ses porte-parole a subi de graves problèmes neurologiques et a passé le reste de sa vie en fauteuil roulant.

Une fixation sur Taxi Driver

En juin 1982, à la suite d'un long procès, John Hinckley, qui fait face à 30 chefs d'accusation, est jugé non criminellement responsable de ses actes et envoyé à l'hôpital psychiatrique.

À l'époque, il affirmait s'identifier au personnage interprété par Robert de Niro dans le film américain Taxi Driver. Dans le film culte du réalisateur Martin Scorsese, le protagoniste projette de tuer le président des États-Unis.

John Hinckley avait également une obsession malsaine pour l'actrice Jodie Foster, qui jouait une prostituée adolescente dans ce film. Il avait d'ailleurs déclaré qu'il avait mené l'attaque contre le président Reagan dans le but d'impressionner la jeune actrice.

Une liberté surveillée

John Hinckley retournera maintenant vivre chez sa mère dans l'État de Virginie et sera assujetti à une série de règles.

Il devra notamment participer à des séances de thérapie individuelle et de groupe et faire du bénévolat au moins trois fois par semaine. Il devra être accompagné dans la majorité de ses déplacements, qui seront par ailleurs contrôlés.

Il ne pourra pas consommer d'alcool, ni de drogue. Il sera autorisé à aller sur Internet, mais ne pourra pas chercher des informations relatives à ses victimes.

Avant sa libération, John Hinckley est passé par une période de transition où il a effectué quelques séjours à l'extérieur de l'hôpital pour le préparer à sa nouvelle vie d'homme libre.

La Fondation Ronald Reagan s'était opposée à sa libération, jugeant qu'il présentait toujours un risque pour la société.

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