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L'Iran respecte l'accord sur son programme nucléaire, estime l'AIEA

L'Iran continue de respecter ses engagements en matière nucléaire, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dévoilé vendredi.

Depuis l'entrée en vigueur de l'entente avec les grandes puissances en janvier, qui a permis une levée des sanctions internationales contre le pays, l'Iran démontre dans cette seconde évaluation qu'elle respecte bien ses obligations.

Dans son rapport, l'AIEA assure notamment que Téhéran n'a pas « enrichi d'uranium » à des degrés prohibés par l'accord et qu'il respecte les seuils imposés à son réacteur à eau lourde d'Arak.

« Pendant la période sur laquelle porte le rapport, l'Iran n'a pas dépassé les 130 tonnes d'eau lourde [...] Le stock iranien d'uranium enrichi n'a pas excédé 300 kg », peut-on lire dans le rapport.

Étant faiblement enrichi, le stock d'uranium iranien a le potentiel d'être transformé en arme nucléaire s'il est soumis à un procédé d'enrichissement. Téhéran a toujours nié souhaiter se lancer dans cette voie, tout en revendiquant son droit d'exploiter une filière nucléaire complète.

L'accord sur le programme nucléaire iranien conclu à Vienne prévoit l'encadrement et la surveillance des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions imposées à Téhéran.

Il est le fruit de 18 mois de négociations avec le groupe P5+1, soit les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

L'entente passe par une normalisation des relations économiques devenues tendues avec la puissance pétrolière et gazière. Elle prévoit toutefois une remise en place des sanctions internationales en cas de manquement.

L'AIEA est l'institution dépendante de l'ONU qui veille au respect par Téhéran de ses obligations en matière nucléaire. L'Iran doit démontrer que ses objectifs sont de nature exclusivement pacifique en réduisant, entre autres, substantiellement ses capacités.

Les États-Unis n'ont toutefois pas cessé les sanctions à l'endroit de l'Iran en raison de son soutien à certains groupes comme le Hezbollah libanais et de son programme de missiles balistiques.

Selon Téhéran, Washington ne fait pas le nécessaire pour rassurer les institutions bancaires internationales de s'engager au pays.

Au cours des derniers mois, de nombreuses délégations politiques et commerciales étrangères, notamment européennes et asiatiques, ont rétabli le contact avec l'Iran, ce qui a permis la signature de plusieurs protocoles et accords.

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