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L'opposition vénézuélienne choisit la voie de la négociation

L'opposition vénézuélienne a décidé, mardi, de suspendre le vote prévu pour la destitution du président Nicolas Maduro afin de laisser une chance aux négociations entamées avec le gouvernement.

Les opposants à Nicolas Maduro, qui forment une vaste coalition nommée La Table de l'unité démocratique, ont dépassé leurs divisions internes et pris cette décision à l'unanimité.

La manifestation en opposition au président qui était prévue jeudi a également été suspendue. Le président de l'Assemblée nationale, Henry Ramos Allup, qui fait partie de l'opposition, a déclaré qu'il était judicieux d'accepter cette demande qui provenait du Vatican, médiateur dans les négociations.

Il affirme toutefois qu'il ne s'agit pas d'une capitulation dans cette affaire, mais bien d'une tentative de trouver une solution à la crise politique et économique qui frappe le pays.

Le responsable des députés de la coalition, Julio Borges, a indiqué pour sa part que l'objectif de ces négociations était d'obtenir une élection présidentielle anticipée.

La tension reste toutefois grande entre les différents membres de la coalition, qui ne s'entendent pas tous sur la façon de confronter Nicolas Maduro; et ses décisions prises pour encourager le dialogue demeurent fragiles.

Le président vénézuélien a salué les annonces prises par l'opposition à la table des négociations.

Les députés de l'opposition vénézuélienne sont en guerre ouverte contre le successeur d'Hugo Chavez depuis leur victoire aux législatives de 2015 qui les a rendus majoritaires au Parlement. Ils accusent Nicolas Maduro de ne pas avoir su prévoir la chute des cours du brut et de ne pas avoir réagi à temps. Cela a provoqué une grave crise dans ce pays producteur de pétrole.

Accompagnés de médiateurs du Vatican et de l'Union des nations sud-américaines, les deux groupes se sont entendus dans la nuit de dimanche à lundi sur un calendrier de négociations.

L'opposition a toutefois réclamé des gestes concrets du gouvernement pour entamer un véritable dialogue, demande qui a été entendue par le gouvernement, qui a procédé à la libération de cinq opposants au président lundi soir.

Les deux parties doivent poursuivre leurs discussions le 11 novembre.

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