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L'opposition vénézuélienne rejette les menaces étrangères

La coalition de l'opposition vénézuélienne, sans mentionner spécifiquement l'option militaire brandie par le président américain Donald Trump, s'est élevée dimanche contre toutes les menaces extérieures contre Caracas.

Dans un communiqué, la Table de l'unité démocratique (MUD) « rejette le recours à la force ou les menaces de recours à la force de tout pays contre le Venezuela ».

« La dictature de Nicolas Maduro a conduit le Venezuela à une tragédie humanitaire sans précédent. Maintenant s'ajoute à la crise la menace d'utilisation de la force par une puissance étrangère », poursuit la déclaration de la MUD.

Donald Trump a menacé vendredi le Venezuela d'une intervention militaire, une surenchère inattendue dans la réponse de Washington à la crise politique vénézuélienne. « Le peuple souffre et des gens meurent. Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, notamment une possible option militaire si nécessaire », a déclaré le président des États-Unis.

Ses propos ont déclenché la stupeur à Caracas, où le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a dénoncé l'« acte de folie » d'une « élite extrémiste ».

Le gouvernement de Nicolas Maduro se dit depuis des mois victime d'une guerre économique menée par ses adversaires avec l'aide des États-Unis.

Une partie des armes dérobées le 6 août récupérée

Le gouvernement vénézuélien a récupéré une partie de l’arsenal dérobé dans l'attaque d'une base militaire à l'ouest de Caracas, a annoncé dimanche le chef des services du renseignement (Sebin).

Gustavo Gonzalez a ajouté que des mandats d'arrêt avaient été émis via à Interpol à l'encontre de conjurés qui, a-t-il dit, se sont réfugiés à Miami.

L'attaque du 6 août contre la base militaire de Naguanagua, à 170 km à l'ouest de Caracas, près de la ville de Valencia, a marqué une nouvelle aggravation de la crise en cours depuis début avril au Venezuela, où l'opposition conteste le régime du président Nicolas Maduro.

Le chef du commando, Juan Carlos Caguaripano, un ancien capitaine de la Garde nationale a été arrêté vendredi. Le directeur du Sebin a précisé dimanche à la télévision que 17 autres personnes impliquées dans l'attaque avaient été également appréhendées.

Vingt-trois suspects sont toujours en fuite, a poursuivi Gonzalez, dont un ancien militaire et un journaliste vivant à Miami.

Au total, a-t-il dit, le groupe impliqué dans l'attaque du 6 août est constitué « d'acteurs politiques, de déserteurs de l'armée, d'hommes d'affaires et de groupes qui ont participé au coup d'État du 11 avril 2002 » qui avait abouti au renversement temporaire d'Hugo Chavez, le père de la « révolution bolivarienne » mort en 2013.

« Nous avons également récupéré une partie des armes volées à la nation », a poursuivi Gustavo Gonzalez, mentionnant 21 fusils d'assaut Kalachnikov AK-103, trois lance-grenades et des pistolets.

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