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L'UE présente à Londres sa vision des négociations sur le Brexit

L'Union européenne va présenter ce vendredi, au Royaume-Uni, sa vision des négociations qui doivent à la fois aboutir à sa « sortie ordonnée » du bloc des 28, limiter les incertitudes pour les entreprises et ouvrir la voie à une future relation étroite entre les deux parties.

Deux jours après le déclenchement de la procédure du Brexit par la première ministre britannique Theresa May, le président du Conseil européen Donald Tusk va envoyer aux dirigeants des 27 autres États membres de l'UE ses recommandations pour les futures négociations avec Londres avant d'en présenter les grandes lignes à Malte, qui assume la présidence tournante de l'UE.

Donald Tusk s'exprimera aux côtés du premier ministre maltais, Joseph Muscat. Environ un quart d'heure auparavant, des représentants des 27 se rencontreront à Bruxelles pour examiner ses recommandations.

Celles-ci devraient être ensuite adoptées par les chefs d'État et de gouvernement lors d'un sommet prévu le 29 avril, ce qui ouvrira la voie aux pourparlers avec la Grande-Bretagne que le négociateur en chef européen, Michel Barnier, espère commencer dans un délai d'environ deux mois.

Des diplomates ont dit que ces recommandations refléteraient le principe déjà affirmé par les 27 d'un « équilibre des droits et des obligations », en vertu duquel la Grande-Bretagne ne pourra pas prétendre conserver le même accès au marché unique si elle rejette le système de règles centralisées et les contributions au budget européen.

Négociations complexes

Après le déclenchement de la procédure du Brexit mercredi, les dirigeants des 27 ont affirmé dans un communiqué : « Dans ces négociations, l'Union agira dans un esprit d'unité et préservera ses intérêts. Notre première priorité sera de réduire au maximum les incertitudes que la décision du Royaume-Uni fait peser sur nos citoyens, nos entreprises et nos États membres. »

Ces négociations s'annoncent comme parmi les plus complexes jamais effectuées au niveau international.

Petites et grandes entreprises se demandent notamment quel sera l'environnement dans lequel elles pourront continuer de commercer à l'issue de ces discussions, tandis que les quelque 3 millions d'Européens installés en Grande-Bretagne et le million de Britanniques vivant en Europe ne sont pas certains de conserver leurs droits de résidence.

Michel Barnier a déclaré que sa priorité était de s'attaquer à ces incertitudes. Il veut aussi faire en sorte que la Grande-Bretagne paie ce que Bruxelles pense qu'elle lui doit dans le cadre des engagements déjà pris par l'UE, mais pas encore financés. La somme pourrait être de l'ordre de 60 milliards d'euros. Theresa May a promis que Londres respecterait ses obligations.

Les responsables britanniques seront attentifs, vendredi, à ce que dira Donald Tusk au sujet de l'ouverture éventuelle de discussions sur un accord de libre-échange durant les deux ans de négociations.

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