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L'UE renforce la surveillance de ses frontières

Un nouveau corps de garde-frontières européen remplace, à compter d'aujourd'hui, l'ancien service offert par l'agence Frontex, dont les faiblesses avaient été mises en lumière par l'arrivée massive de migrants en Grèce en 2015.

La nouvelle force d'intervention disposera de plus d'effectifs, de moyens renforcés et d'un mandat élargi pour contrôler les frontières de l'Union européenne (UE) et préserver la libre-circulation des biens et des personnes dans l'ensemble de son territoire.

Le nouveau corps de gardes-frontières aura des effectifs d'un millier de personnes, le double du personnel mis à la disposition de Frontex. Il pourra également faire appel à une réserve de 1500 gardes-côtes ou gardes-côtes nationaux.

Les gardes-côtes auront aussi des équipements techniques que les États membres auront l'obligation de leur fournir.

La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel alors que l'ancienne devait présenter des demandes de contributions aux États membres de l'UE, souvent peu pressés d'y répondre.

L'agence déploiera des agents de liaison dans les États membres qui se trouvent en première ligne, aux confins de l'espace Schengen, où les frontières sont sous pression. Le nouveau corps pourra également envoyer des agents dans des pays hors de l'UE afin de lancer des opérations.

La nouvelle force d'intervention devra assurer une surveillance constante des frontières et elle aura également un rôle dans la prévention de la criminalité transfrontalière.

L'une des clauses marquantes du projet initial prévoyait que la Commission européenne pouvait imposer une intervention de la nouvelle agence de gardes-côtes dans un État en difficulté, sans son consentement. Cette clause a été abandonnée, mais le Conseil de l'UE peut ordonner l'intervention de la nouvelle force dans un pays, et ce, même en l'absence d'une demande de l'État.

Le Conseil de l'UE n'imposera pas d'intervention aux pays membres, mais les voisins des pays qui refusent les interventions de l'UE pourraient être autorisés à rétablir des contrôles aux frontières.

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