Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi dans la petite ville de Vallegrande, dans le sud de la Bolivie, où Ernesto « Che » Guevara fut exécuté par des soldats boliviens il y a 50 ans exactement.

Le président bolivien Evo Morales, l'un des derniers dirigeants de gauche dans une Amérique du Sud qui bascule progressivement à droite, a campé dans un sac de couchage sous une tente et a accueilli lundi des dignitaires de pays alliés comme Cuba et le Venezuela, parmi lesquels le vice-président cubain, Ramiro Valdés.

Au cours du week-end, des artistes, des militants, des vétérans de la révolution cubaine et des descendants du Che se sont retrouvés à Vallegrande pour le 50e anniversaire de la mort de l'icône de la révolution cubaine, qui tentait, lorsqu'il avait été capturé, d'organiser une rébellion marxiste en Bolivie.

Son appel à prendre les armes n'avait guère été suivi et, harcelé par les soldats boliviens, il avait fini par être encerclé et capturé près de La Higuera, le 8 octobre 1967.

Le lendemain, il avait été emmené à Vallegrande, à 60 km de là, et le président bolivien d'alors, René Barrientos, avait ordonné son exécution immédiate. Guevara avait 39 ans.

Ses restes ont été exhumés et transférés pour une nouvelle inhumation en 1997 à Santa Clara, à Cuba, où des cérémonies de commémoration ont eu lieu dimanche.

En revanche, dans sa ville natale de Rosario, en Argentine, certains habitants recueillent actuellement des signatures pour que la statue du Che soit déboulonnée, en signe de protestation contre l'absence de droits de l'homme à Cuba et contre le mode de prise du pouvoir par la violence que prônait le Che.

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