Les Californiens pourront peut-être s'abreuver chez eux finalement. L'État américain le plus peuplé, aux prises avec une grave sécheresse depuis 2011, aurait trois fois plus d'eau qu'estimé dans son sous-sol, affirment des scientifiques de l'Université de Stanford.

Si la Californie fouille déjà sous terre depuis un moment pour subvenir à ses grands besoins en eau, c'est la première fois qu'elle sonde aussi profondément.

Mais l'extraction n'est pas chose simple. Les réserves aquifères détectées sont situées entre 300 et 1000 mètres de profondeur. Et environ 30 % de celles-ci se trouvent sous des sites d'exploitation pétrolière et gazière, augmentant les risques de contamination.

Le pompage de cette d'eau inquiète aussi en raison des risques d'affaissement du sol, un phénomène déjà observé dans la vallée centrale de la Californie, où se trouve une vaste étendue agricole durement touchée par la sécheresse. Dans certains secteurs, des routes commencent tout doucement à s'effondrer. Elles perdent jusqu'à 30 cm d'altitude par année.

Selon les recherches, le volume d'eau utilisable est de 2700 kilomètres cubes sous la vallée centrale.

La Californie est à sec

Le sol californien n'a jamais eu aussi soif en plus de 1200 ans, ce qui avait poussé le gouverneur de l'État, Jerry Browm, à déclarer l'état d'urgence en 2014, puis a forcé les Californiens à réduire leur consommation d'eau de 25 % en 2015.

Le potager des États-Unis peine à trouver l'eau nécessaire pour assurer sa prospérité agricole, le poussant à multiplier les nouvelles idées pour s'approvisionner.

Outre l'utilisation raisonnable de l'eau, d'autres solutions sont plus complexes, comme la décontamination des eaux d'égout pour remplir la nappe phréatique.

Le dessalement de l'eau de mer est également envisagé. La technique ne fait cependant pas l'unanimité à cause de son impact environnemental. Et il y a aussi la construction de canaux pour acheminer l'or bleu venu d'ailleurs.

L'importation d'eau douce du Canada a aussi été évoquée à quelques reprises. En 1996, l'homme d'affaires Jean Coutu a notamment proposé le transport par vraquier d'eau en provenance de la Côte-Nord. Un sujet délicat qui suscite à chaque fois une vive opposition.

Plus d'articles

Commentaires