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La CIA sabre son programme de soutien aux rebelles syriens

La CIA a mis fin à son programme de soutien aux rebelles syriens qui combattent le régime de Bachar al-Assad, a annoncé vendredi le patron des forces spéciales, le général Tony Thomas.

La décision de mettre un terme à ce programme a été prise par le président Donald Trump il y a un mois, avait révélé le Washington Post mercredi.

Le programme d’aide lancé par Barack Obama en 2013 n'a eu qu'un impact très limité, notamment l'implication dans le conflit, en septembre 2015, des forces armées russes aux côtés de celles du président syrien.

Le général Thomas a récusé l’idée que la décision de renoncer au maintien du programme de soutien aux rebelles syriens était une concession faite à Moscou pour trouver un règlement au conflit syrien. Pour lui, la décision intervient à la suite d’« une évaluation ».

Le passage à la trappe de ce programme, qui a permis de former et d’armer des milliers de combattants rebelles, intervient quelques jours après le tête-à-tête Trump-Poutine en marge du G20 à Hambourg en Allemagne qui a abouti à un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie.

La perte par les rebelles de zones entières dans la ville d'Alep en 2016, à la suite d'une vaste offensive de l'armée syrienne, soutenue par la Russie a provoqué le désintérêt de Washington pour ce programme que la CIA sabre aujourd’hui.

Des avions canadiens inactifs en Syrie

Par ailleurs, les aéronefs des forces armées canadiennes impliqués dans la lutte contre Daech n'ont pas été déployés en Syrie depuis quelques semaines. Les opérations ont été limitées à l’Irak, a souligné le commandant de la mission canadienne, le brigadier-général Daniel MacIsaac.

Le repositionnement de la mission canadienne semble coïncider avec la menace russe de prendre pour cible tout aéronef de la coalition internationale qui survolerait la Syrie, en guise de représailles pour la frappe américaine contre un avion gouvernemental syrien.

Le gouvernement de Justin Trudeau a récemment annoncé le prolongement de la mission canadienne contre Daech jusqu'en 2019.

Sur le terrain, un flou artistique demeure à propos du sort du chef du groupe armé État islamique (EI).

Ainsi, le secrétaire à la Défense des États-Unis, James Mattis, a estimé vendredi que le chef de l'EI était « en vie ».

La mort du chef de l'EI a été annoncée au début de juillet par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), après la proclamation par l'Irak de sa victoire à Mossoul face à l'organisation djihadiste.

Des groupes islamistes rivaux sont parvenus vendredi à la signature d'un cessez-le-feu dans la province d'Idlib, à la frontière turque, après de violents affrontements pour le contrôle d'un poste-frontière aux mains du groupe rebelle islamiste syrien Ahrar al-Cham.

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