La coalition arabo-kurde, soutenue par les États-Unis, poursuivait son avancée dans Raqqa, mercredi, au deuxième jour de l'assaut général contre ce bastion du groupe armé État islamique (EI) en Syrie.

L'opération, baptisée « Colère de l'Euphrate », est menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui ne sont pas liées au régime de Bachar Al-Assad, de même que par des Kurdes.

L'offensive a permis à ces combattants de pénétrer dans Raqqa qui est, avec Mossoul, en Irak, l'une des villes pivots du califat autoproclamé de l'EI. « Nos forces sont entrées dans le quartier de Mechleb », avait déclaré mardi la commandante Rojda Felat, des FDS.

Les FDS avaient commencé en novembre dernier à encercler Raqqa, détenue par l'EI depuis le début de 2014. La coalition évalue que de 3000 à 4000 militants de l'EI se trouvent à Raqqa, qui est devenue le symbole des atrocités commises par l'organisation extrémiste : décapitations, exécutions publiques et planification d'attentats commis à l'étranger.

Selon les Nations unies, quelque 160 000 personnes vivent encore à Raqqa, contre 300 000 avant le début de la guerre en Syrie, au début de 2011. Quantité d'entre elles ont fui.

L'ONU craint que 100 000 personnes se retrouvent piégées durant l'assaut mené ces jours-ci.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme pour sa part que l'une des frappes, menée mardi par la coalition, a causé la mort de huit civils, dont trois enfants.

Le général américain Steve Townsend qui commande les forces de la coalition internationale contre l’EI avait prévenu, mardi, par communiqué, qu'il fallait s’attendre à une bataille « longue et difficile ».

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