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La connivence avec la Russie est « un mensonge détestable », dit Jeff Sessions

Le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, a terminé son témoignage devant la commission du Sénat sur le renseignement. Il a répondu à des questions pointues sur ses contacts avec des responsables russes au cours de la campagne électorale, sur son rôle dans le licenciement de James Comey et sur sa décision de se récuser de l'enquête fédérale sur la possible collusion avec le Kremlin.

Dans sa déclaration d'ouverture, Jeff Sessions a nié toutes les allégations le concernant faites par l’ex-directeur du FBI, James Comey.

Il a notamment nié avoir eu une troisième rencontre privée avec l’ambassadeur russe, qualifiant cette information, de « mensonge détestable et atroce ».

« Je n’ai jamais rencontré d’officiels russes concernant une ingérence avec quelque campagne que ce soit aux États-Unis. »

Interrogé par la suite sur la troisième rencontre privée avec l'ambassadeur russe, alléguée la semaine dernière par James Comey devant la commission du renseignement du Sénat, et qui aurait eu lieu en marge d'un discours de campagne en avril 2016 au Mayflower, Jeff Sessions a maintenu qu’il ne se souvient pas de l’avoir rencontré.

Il a aussi dit qu’il ne peut parler d’aucune discussion privée avec le président quel qu'en soit le sujet.

Concernant le congédiement de James Comey, le procureur général a déclaré qu'avant même d'entrer en fonction, il avait convenu avec le président Trump de remplacer le directeur du FBI.

Jeff Sessions avait affirmé en janvier lors de son audition de confirmation devant le Sénat qu'il n'avait eu aucun contact avec des représentants russes en 2016.

Depuis, ses conseillers ont été contraints d'admettre que Jeff Sessions avait rencontré à deux reprises l'ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kislyak. Les mêmes conseillers ont expliqué que Sessions n'avait aucune intention de tromper les parlementaires car ces rencontres s'étaient faites dans le cadre de son mandat de sénateur.

Le président Trump s'est par ailleurs montré critique de la stratégie du département de la Justice, que dirige M. Sessions, dans la défense de son décret migratoire. La semaine dernière, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a refusé de préciser si M. Sessions avait toujours la confiance du président.

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