La Corée du Nord a tiré un missile balistique mercredi depuis sa côte est en direction de la mer du Japon, a annoncé l'armée sud-coréenne, à quelques jours d'une réunion entre Pékin et Washington où la menace nord-coréenne devrait être évoquée.

Le missile a été lancé depuis Sinpo, port de la côte est de la Corée du Nord, et a parcouru environ 60 km, ont déclaré les chefs d'état-major sud-coréens dans un communiqué. Sinpo abrite une base de sous-marins nord-coréenne.

Le commandement militaire américain du Pacifique a fait état dans un communiqué d'un tir de missile de moyenne portée de type KN-15 qui a fini sa course en mer du Japon.

« Le tir a eu lieu possiblement en lien avec le sommet États-Unis-Chine, tout en visant, en même temps, à vérifier les capacités du missile », a déclaré à Reuters un responsable sud-coréen.

Le missile a été tiré à un angle élevé et a atteint une altitude de 189 km, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a dénoncé un tir « extrêmement problématique » et a fait part des vives protestations du Japon à l'égard de la Corée du Nord.

Le ministère des Affaires étrangères sud-coréen a condamné le tir, mené en violation des résolutions de l'ONU sur le programme nucléaire et d'armement nord-coréen.

Séoul a convoqué une réunion du Conseil de sécurité national et a promis de répondre fermement à toute nouvelle provocation.

« Les États-Unis ont assez parlé de la Corée du Nord. Nous n'avons pas de nouveau commentaire », a déclaré pour sa part dans un communiqué laconique le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson.

Rencontre-test

Dans le passé, le régime nord-coréen a justifié ces tirs de missile balistique, contraires aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, par des motifs défensifs et d'exploration spatiale.

Il y a deux semaines, Pyongyang avait tenté en vain de lancer un missile depuis sa côte est et, en mars, quatre missiles avaient été tirés en direction du Japon, s'approchant pour certains à 300 km des côtes japonaises.

Le régime a en outre mené deux essais d'armes nucléaires depuis janvier 2016.

Plusieurs essais de missiles ont été menés à partir de sous-marins lanceurs d'engins à proximité de Sinpo.

Les experts estiment que Pyongyang tente de développer un missile de longue portée susceptible d'atteindre les États-Unis. Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a prévenu qu'un tel essai était possible à tout moment.

Des experts sud-coréens et américains jugent cependant que le régime est loin de maîtriser toutes les technologies nécessaires à un tel tir.

Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, doivent s'entretenir jeudi et vendredi au sujet de la menace nord-coréenne en Floride, au complexe de Mar-A-Lago du président américain.

« Nous aimerions travailler ensemble sur la Corée du Nord », a déclaré mardi un responsable de la Maison-Blanche.

« C'est un test pour la relation », a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche, qui considère la République populaire démocratique de Corée comme la principale menace contre les États-Unis, entend mettre la Chine à contribution pour influencer Pyongyang. Pékin est le seul allié du régime isolé.

Donald Trump a prévenu que les États-Unis seraient prêts à agir seuls contre la menace nord-coréenne si la Chine ne faisait pas pression sur Pyongyang.

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