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La Corée du Nord veut être reconnue comme une puissance nucléaire

Pyongyang a demandé dimanche à être reconnu par les États-Unis comme une puissance nucléaire militaire à part entière à la suite de son cinquième essai nucléaire, survenu vendredi dernier.

L'essai, qui a été vivement condamné par la communauté internationale, a provoqué l'ire des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud, qui militent désormais pour l'imposition de sanctions unilatérales plus sévères à l'encontre de l'État coréen. La Corée du Sud a d'ailleurs qualifié l'attitude de Pyongyang de « provocatrice » et « d'inacceptable ».

En dépit de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU sans cesse plus dures, la Corée du Nord a réalisé vendredi son plus puissant essai nucléaire.

L'essai préoccupe les experts, d'autant plus que Pyongyang a affirmé que l'engin testé vendredi était une tête susceptible d'être montée sur un missile.

Le gouvernement de Kim Jong-un a rejeté les critiques internationales et a fait savoir aux États-Unis que le pays souhaitait être reconnu à titre de puissance nucléaire militaire en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Les cinq pays actuellement reconnus comme étant officiellement dotés de l'arme nucléaire sont les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la République populaire de Chine, soit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le gouvernement nord-coréen a formulé sa demande en lançant une boutade au président des États-Unis, Barack Obama.

« Obama fait ce qu'il peut pour refuser [à la Corée du Nord] le statut stratégique d'État doté d'armes nucléaires légitime, mais c'est aussi stupide que de tenter d'éclipser le soleil avec la paume [de la main] », a déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l'agence officielle KCNA.

En visite au Japon, un haut diplomate américain a expliqué que Washington et Tokyo tentaient d'obtenir de la communauté internationale « la mesure la plus forte possible » pour riposter à Pyongyang.

De son côté, le gouvernement chinois, allié du régime nord-coréen, a appelé à la prudence. Tout en condamnant l'essai de vendredi, Pékin a soutenu qu'il était important de rester prudent quant à la réponse diplomatique et qu'il fallait « s'abstenir de toute provocation des deux côtés ».

Plus tôt ce week-end, l'armée sud-coréenne avait annoncé qu'elle était prête à mener une frappe militaire punitive contre la Corée du Nord si elle détectait des signes d'une attaque nucléaire imminente.

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