Les flux de réfugiés et de migrants en provenance du Moyen-Orient et de l'Afrique ont diminué au cours de la dernière année sur les côtes européennes, selon le dernier rapport de l'OCDE sur les migrations.

D’après les données compilées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les autorités frontalières européennes ont dénombré 72 000 débarquements de migrants en provenance d’Afrique depuis le début de l'année, soit 12 fois moins que dans la deuxième moitié de 2015.

Pour Stefano Scarpetta, directeur pour l'emploi, le travail et les affaires sociales à l'OCDE, c'est un signe que le sommet de la crise humanitaire des réfugiés « est derrière nous ».

Mais d’importants défis attendent toujours les gouvernements et les sociétés qui accueillent ces réfugiés et migrants, soit l’intégration de tous ces gens, souligne l’OCDE dans son rapport annuel sur l’immigration.

En 2016, les pays de l'OCDE ont enregistré plus de 1,6 million de demandes d'asile et, sur ce total, près de 1,5 million ont obtenu l'asile, mentionne le rapport.

Près de la moitié des demandes provenaient de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak.

Pour une quatrième année de suite, c’est l’Allemagne qui a été le pays le plus sollicité avec 675 000 demandes d’asile, suivi des États-Unis qui en ont reçu 260 000, 120 000 en Italie et un peu moins de 80 000 en France et en Turquie.

Depuis le début de cette migration massive, « la plupart des pays ont renforcé leurs programmes de réinstallation (consistant à amener directement les réfugiés depuis leur pays ou un pays tiers), mais les conditions sont devenues « moins favorables dans de nombreux pays » pour les bénéficiaires d'une protection humanitaire, note le rapport de l’OCDE.

L’OCDE constate néanmoins l’émergence d’une « prise de conscience accrue de la nécessité de faciliter l’installation des réfugiés et une plus grande mobilisation des différents acteurs impliqués » dans les pays d’accueil.

« Des changements importants sont en train d'être réalisés de façon à mieux intégrer les réfugiés », note Stefano Scarpetta, qui cite en exemple le programme lancé en Suède et la loi sur l'intégration en Allemagne.

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