Retour

La directrice de campagne de Trump promue à la Maison-Blanche

Kellyanne Conway agira comme conseillère à la Maison-Blanche, a confirmé jeudi matin le président élu des États-Unis, Donald Trump. Spécialiste des sondages politiques, cette femme de 49 ans est considérée avoir joué un rôle instrumental dans la victoire de M. Trump, après avoir pris les rênes de son équipe de campagne en août.

À la Maison-Blanche, Mme Conway « conservera son rôle de proche conseillère du président et travaillera avec les hauts responsables pour faire passer et mettre en oeuvre efficacement les priorités législatives et les initiatives de l'administration », précise M. Trump dans un communiqué.

Kellyanne Conway est une conseillère et stratège de confiance qui a joué un rôle crucial dans ma victoire. Elle défend sans relâche et avec ténacité mon programme et sait extraordinairement bien communiquer de façon efficace notre message.

Donald Trump

Dans un apparent pied de nez à Hillary Clinton, l'équipe de transition du président souligne que Mme Conway est la première femme à avoir dirigé une campagne présidentielle victorieuse, et qu'elle a donc contribué « à briser le plafond de verre pour les femmes. »

Figure connue des émissions de nouvelles à la télévision, où elle est souvent invitée pour expliquer les décisions et les déclarations parfois outrancières de son patron, Mme Conway a été la première personne que le futur président a publiquement remerciée le soir de sa victoire, après sa famille.

Citée dans le communiqué, Mme Conway dit être « honorée de jouer un rôle en aidant à transformer le mouvement qu'il [M. Trump] a mené en un véritable agenda avec des actions et des résultats ». Selon elle, l'administration Trump « apportera un vrai changement à Washington et à tous les Américains ».

Dans une entrevue accordée à ABC News après sa nomination, Mme Conway s'est fait demander à quel moment M. Trump tiendra une conférence de presse, lui qui n'a répondu à aucune question des journalistes depuis son élection. Elle a évité de répondre directement à la question, se contentant de souligner qu'il était « très occupé » à compléter son cabinet.

Mme Conway avait déjà indiqué qu'elle avait l'intention de déménager à Washington pour continuer à servir Donald Trump, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de son administration.

Mère de quatre jeunes enfants, Kellyanne Conway baigne dans la politique depuis le début de sa carrière dans l'équipe de Ronald Reagan. C'est une spécialiste reconnue des études d'opinion axées sur les femmes. Elle a créé son propre cabinet en 1995, The Polling Company.

Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche

Le porte-parole de Donald Trump à la Maison-Blanche sera Sean Spicer, du Comité national républicain (RNC), l'organe de direction du Parti républicain, a annoncé jeudi l'équipe de transition du futur président des États-Unis.

Sean Spicer a été porte-parole du RNC pendant la campagne présidentielle de Donald Trump.

Donald Trump a également nommé d'autres fidèles à des postes importants dans le domaine de la communication : Hope Hicks, Jason Miller et Dan Scavino.

Un adversaire de Pékin dans un rôle-clé

Mercredi, M. Trump avait annoncé la nomination de Peter Navarro à la tête d'un Conseil du commerce national, un bureau dépendant de la Maison-Blanche nouvellement créé. Professeur d'économie à l'Université de Californie à Irvine, ce dernier est considéré comme un fervent adversaire de la Chine.

Dans un livre intitulé La mort par la Chine : comment l'Amérique a perdu sa base industrielle, également décliné sous la forme d'un documentaire, M. Navarro critiquait la guerre économique menée par Pékin et son ambition de devenir la première puissance économique et militaire en Asie.

M. Navarro va « travailler à l'élaboration de politiques commerciales qui réduiront notre déficit commercial, renforceront notre croissance et contribueront à réduire l'exode des emplois de nos contrées », a fait valoir le président élu dans un communiqué.

Cette nomination pourrait irriter Pékin, déjà échaudé par la discussion que le futur 45e président américain a eu avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen début décembre. Cette conversation a écorné le principe de la « Chine unique », préconisée depuis 1979 par Washington. Pékin considère Taïwan comme une de ses provinces et s'oppose à toute relation entre des dirigeants étrangers et Taïpei.

Durant toute sa campagne électorale, M. Trump a régulièrement accusé la Chine de manipuler sa monnaie pour stimuler ses exportations et faire une concurrence déloyale aux entreprises américaines. M. Navarro était alors un de ses conseillers.

Plus d'articles

Commentaires