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La frappe américaine aurait détruit 20 % des capacités aériennes de la Syrie

« Le gouvernement syrien serait mal avisé d'utiliser des armes chimiques à nouveau », a déclaré par voie de communiqué le chef du Pentagone Jim Mattis, lundi, précisant que la frappe américaine sur une base aérienne syrienne la semaine dernière avait détruit « 20 % des appareils opérationnels » du régime de Bachar Al-Assad.

Les États-Unis ont lancé dans la nuit de jeudi à vendredi 59 missiles Tomahawk sur la base aérienne d'Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs. Cette frappe faisait suite à une attaque chimique présumée du régime deux jours plus tôt sur la ville de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest du pays, qui avait fait une centaine de morts.

Le président Trump a ordonné cette action « pour montrer que les États-Unis ne resteront pas passifs quand Assad tue des innocents avec des armes chimiques », a déclaré le secrétaire à la Défense dans son communiqué.

Selon lui, la frappe américaine a « endommagé ou détruit des installations de carburant et de munitions, des défenses aériennes, et 20 % des appareils opérationnels de la Syrie ».

Certains observateurs américains ont regretté que ces frappes n'aient pas permis de détruire la piste de la base aérienne. Des avions ont en effet réutilisé cette piste dès le lendemain.

Mais selon le chef du Pentagone, « le gouvernement syrien a perdu la capacité de ravitailler en carburant ou de réarmer des avions depuis la base d'Al-Chaayrate », ce qui fait que « pour l'instant, l'usage de la piste a peu d'intérêt militaire ».

Jim Mattis estime cependant que des armes chimiques pourraient toujours se trouver sur la base aérienne. La frappe aérienne, selon ce qu'a fait savoir un porte-parole militaire américain, a délibérément évité de frapper les bâtiments de stockage supposés de ces armes afin d'éviter la dispersion des produits mortels.

Moscou prévenu de l'attaque chimique?

Par ailleurs, un autre responsable américain désirant conserver l'anonymat a confié à l'Associated Press qu'il était maintenant avéré que le Kremlin avait été informé à l'avance de l'attaque chimique en Syrie.

Ce responsable soutient qu'un drone dirigé par la Russie a survolé un hôpital à proximité alors que des victimes de l'attaque y étaient amenées avec empressement pour obtenir des soins.

De plus, un avion de combat de fabrication russe aurait également bombardé l'hôpital quelques heures après le passage du drone, dans ce qui pourrait être une tentative de dissimuler l'usage d'armes chimiques.

Avant lundi, les responsables américains disaient ne pas pouvoir déterminer avec certitude si le drone était dirigé par la Russie ou la Syrie. Mais le haut gradé qui s'est confié à l'AP soutient maintenant qu'il ne pouvait pas s'agir d'une coïncidence.

Un autre responsable américain a tout de même souligné, lui aussi sous le couvert de l'anonymat, qu'il n'y avait pas de conclusion définitive du côté des États-Unis que la Russie était au fait à l'avance que des armes chimiques seraient utilisées.

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