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La Havane dit au revoir au « Comandante »

Des milliers de personnes se sont réunies mardi soir à la place de la Révolution, à La Havane, pour rendre hommage et dire un dernier adieu à Fidel Castro, mort vendredi.

« Ce ressemblent est historique », murmuraient les journalistes. « Du jamais vu », disaient les gens ans la foule.

Même les visites des papes – Jean-Paul II, Benoît XVI et François – et les concerts historiques des grands chanteurs n'avaient pas réussi à attirer autant de personnes.

Dans la foule, fondus dans la masse, on pouvait voir plusieurs des anciennes gloires du sport du pays, des scientifiques, des politiciens, d'anciens collaborateurs de Fidel Castro et des anciens hauts fonctionnaires de l'État.

À gauche du monument à Jose Marti – le héros national cubain – les gens n’étaient pas contents parce que les haut-parleurs ne fonctionnaient pas très bien et ils n'arrivaient pas à entendre ce que disaient les chefs d'État et du gouvernement présents dans la cérémonie.

Les discours se sont suivis pendant plus de trois heures, tout comme les phrases louangeuses. Mais les Cubains ne partaient pas.

Plusieurs semblaient fatigués, mais, par contre, d'autres n'ont jamais arrêté d'applaudir. Après 200 minutes de discours pas facile, de trouver de l'énergie et de l'intérêt suffisants pour ne pas décrocher.

Ils perdaient parfois l'attention, surtout pendant les interventions de ceux qui ont eu besoin d'un interprète.

Ils sont habitués, dirait-on, en pensant au discours-fleuve de celui qui vient de partir et dont on se souvient aujourd'hui.

Les plus jeunes prenaient de photos ou des vidéos pour garder des souvenirs de la soirée. D'autres envoyaient des messages texte ou écoutaient de la musique.

Cependant, ils revenaient sur l'événement quand les discours étaient un peu plus émotifs ou intéressants.

Vers 22 h 30, il était clair que la majorité des enfants étaient partis et que les plus vieux commençaient aussi à abandonner tranquillement la place.

Néanmoins, il y avait tellement des gens que malgré le départ de plusieurs centaines de personnes, la place de la Révolution était encore pleine.

À la fin de la soirée, tout le monde est parti tranquillement. Les gens parlaient des problèmes de son, des discours traduits qui devenaient parfois longs, des belles paroles de l'un ou l'autre des chefs d'État et du gouvernement et de la quantité de personnes qui se sont déplacées pour l'événement.

Mais on pouvait aussi entendre ceux qui parlaient de la présence internationale dans cette cérémonie et des vrais amis de Fidel Castro.

Partout en Amérique latine, les événements politiques, les élections, les funérailles et les célébrations sont assez organisés pour que des autobus transportent les gens qui viennent d'ailleurs ou des endroits reculés de la ville. Cuba n'est pas l'exception.

À la fin de cet hommage, les gens partaient chez eux en autobus, à pied, en voiture privée, en taxi ou en vélo.

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