Retour

La Maison-Blanche aurait réuni 57 enfants migrants avec leurs parents

À la mi-journée, jeudi, 57 enfants migrants de moins de 5 ans ont été réunis avec leurs parents aux États-Unis, mais 46 sont toujours en attente, a annoncé la Maison-Blanche.

Les départements de la Sécurité intérieure (DHS) et de la Santé (HHS) indiquent que ces 46 enfants sont toujours séparés de leurs proches car ceux-ci sont considérés comme « inéligibles », en raison de multiples motifs d'inquiétude concernant leurs tuteurs.

Onze adultes ont des antécédents criminels graves, notamment des condamnations pour meurtre, pour cruauté envers les enfants ou pour violence domestique.

Sept autres adultes ne sont pas les parents des enfants en question et douze parents ont déjà été expulsés du pays, indiquent les autorités.

Un de ces enfants de moins de 5 ans est pour sa part détenu depuis plus d'un an car ses parents sont introuvables, souligne le DHS.

Les autorités américaines ont indiqué chercher des tuteurs appropriés pour les enfants qui restent détenus.

Date butoir pour les retrouvailles

Tous les enfants migrants de moins de 5 ans devaient en théorie être réunis avec leurs parents au plus tard le 10 juillet, comme l'a ordonné un tribunal de San Diego.

Le gouvernement américain a jusqu'à 18h jeudi pour indiquer au juge Dana Sabraw combien d'enfants attendent toujours de retrouver leurs proches. La Maison-Blanche doit également informer le juge si elle a pu réunir tous les enfants de moins de 5 ans avec leurs parents.

Un autre délai a par ailleurs été fixé pour rendre tous les enfants de migrants, peu importe leur âge, à leurs parents au plus tard le 26 juillet.

Depuis que l'administration américaine a mis en branle par décret sa politique migratoire « tolérance zéro » pour lutter contre l'immigration illégale, à la mi-avril, 3000 enfants ont été séparés de leurs parents à la suite d'arrestations à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour entrée illégale.

En séparant les parents de leurs enfants, les autorités espéraient dissuader la venue des migrants, ce qui n'a pas été le cas. L'administration Trump s'est plutôt retrouvée face à de vives critiques, aux États-Unis comme à l'étranger, pour cette politique.

Devant le tollé créé par des images d'enfants en pleurs, Donald Trump a mis fin par décret à ces séparations, le 20 juin, et a appelé le Congrès à réformer les lois sur l'immigration.

Sans surprise, le Congrès a rejeté la réforme migratoire quelques jours plus tard.

Dans le même temps, un juge fédéral de Los Angeles a rejeté la demande de l'administration de permettre la détention à long terme d'enfants immigrants illégaux. En vertu d'un jugement rendu en 1997, l'arrêt Flores, les enfants migrants ne peuvent être détenus que pendant 20 jours.

Plus d'articles