Retour

La Maison-Blanche clarifie les propos de Trump sur les événements de Charlottesville

Dans un communiqué, la Maison-Blanche a défendu la réaction du président américain Donald Trump en indiquant qu'il a aussi dénoncé les groupes suprémacistes blancs et néonazis.

Répliquant aux critiques de la classe politique américaine depuis samedi, la Maison-Blanche a réagi dimanche en précisant que Donald Trump avait inclus dans sa condamnation des violences « les suprémacistes blancs, le KKK [Ku Klux Klan], les néonazis et tous les groupes extrémistes ».

Les violences de Charlottesville constituent un véritable défi politique pour Donald Trump, vivement critiqué à gauche comme à droite pour avoir tardé à réagir aux événements et pour ne pas avoir condamné explicitement les manifestants blancs racistes à l'origine des désordres.

Quelques heures après le début des affrontements, le président américain a tweeté que les incidents de Charlottesville avaient impliqué « diverses parties ». En ne dénonçant pas explicitement les suprémacistes blancs, Donald Trump s’est attiré les critiques de la classe politique américaine.

Pour sa part, le sénateur de la Floride, Marco Rubio, a indiqué « qu’il n’y a rien de patriotique dans le nazisme, le KKK [Ku Klux Klan] ou le suprémacisme blanc. C’est l’inverse de ce que l’Amérique souhaite être. »

Dimanche matin, la fille du président, Ivanka Trump, a publié sur Twitter un message s'attaquant directement aux groupes suprémacistes.

« Il ne devrait pas y avoir de place dans notre société pour le racisme, le suprémacisme blanc et les néonazis », a-t-elle écrit.

Recueillement et vive tension à Charlottesville

Alors que l’atmosphère était au recueillement depuis le matin, un organisateur d'extrême droit de la marche de samedi s'est présenté sur place, dimanche après-midi.

Jason Kessler a voulu tenir un point de presse. Il a pris place derrière un lutrin. Il a commencé à parler devant des centaines de militants antiracistes qui étaient déjà sur les lieux.

Ils l'ont hué et crié pour que l'on n’entende pas ses propos. Craignant que la situation dégénère, des policiers ont escorté l'organisateur d'extrême droit vers un endroit sûr.

Jason Kessler avait organisé le rassemblement de samedi afin de protester contre le projet de retrait de la statue du général confédéré Robert E. Lee dans un parc de la ville.

Au lendemain du drame, la rue où Heather D. Heyer a été percutée était toujours fermée et des gens viennent s'y recueillir et y déposer des fleurs.

Le gouverneur démocrate de la Virginie, Terry McAuliffe, a participé à une messe dans une église d'une communauté afro-américaine de la ville et a invité la population à mettre de côté la colère et se concentrer sur l'espoir.

Enquête du FBI

Quatre personnes ont été interpellées après ces violences, dont James Fields, un jeune homme de 20 ans originaire de l'Ohio, qui est soupçonné d'avoir précipité sa voiture dans la foule de manifestants antiracistes, tuant une femme de 32 ans et blessant 19 personnes, dont cinq sont dans un état grave. Il est notamment accusé de meurtre au deuxième degré.

La police locale a qualifié l'évènement d'« accident de la route mortel » sur Facebook, en dévoilant l'identité de la victime, Heather D. Heyer, une résidente de Charlottesville.

Le maire de la ville, Michael Signer, n'a pour sa part pas hésité à qualifier l'attaque de terroriste. « C'est clairement une attaque terroriste avec une voiture utilisée comme arme », a-t-il déclaré au réseau NBC.

Une opinion partagée par son adjoint, Wes Bellamy, sur les ondes de RDI. « Il est important de nommer les choses telles qu'elles sont. Ils sont des suprémacistes blancs, a-t-il expliqué. Ils ne sont pas venus pour la statue [du général Lee], ils sont venus pour concrétiser la promesse du président Trump et "reprendre leur pays". »

En entrevue avec l'Associated Press, la mère de l'accusé, Samantha Bloom, a raconté avoir été prévenue par son fils qu'il participerait à une manifestation, mais elle ignorait qu'il s'agissait d'un rassemblement de suprémacistes blancs.

« Je croyais que cela avait un lien avec [Donald] Trump qui n'est pas un suprémaciste blanc », a-t-elle expliqué en ajoutant qu'elle serait très surprise d'apprendre que les opinions politiques de son fils soient si extrêmes. « Il avait un ami afro-américain », a-t-elle ajouté.

Trudeau condamne

Dans un message sur son compte Twitter, le premier ministre Justin Trudeau a écrit : « Le Canada n'est pas à l'abri du racisme et de la haine. Nous les condamnons sous toute forme et appuyons les victimes de Charlottesville. »

Par ailleurs, une manifestation « contre l'extrême droite » et en solidarité avec les victimes de Charlottesville aura lieu dimanche soir au square Phillips à Montréal.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine