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La première séance de négociations sur l'ALENA est terminée

Le Canada, les États-Unis et le Mexique ont publié dimanche un communiqué déclarant la fin de la première série de négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), après cinq jours de discussions à Washington.

Le communiqué conjoint n'a toutefois pas dissipé le désaccord sur la manière de qualifier le processus : une « modernisation », ce qui implique de simples modifications, est privilégiée par le Canada et le Mexique, tandis que les États-Unis parlent le plus souvent d'une « renégociation ».

Le communiqué fait usage des deux termes : « [Nous] avons lancé la renégociation et la modernisation », indique le document dévoilé dimanche après-midi au moment où les négociateurs quittaient Washington.

Le Canada, les États-Unis et le Mexique poursuivront leurs consultations des parties intéressées dans leur pays, et se prépareront à soumettre d'autres textes devant constituer la charpente d'un accord, avant de se rendre à Mexico pour la deuxième séance, qui aura lieu du 1er au 5 septembre.

Une troisième série se tiendra au Canada à la fin de septembre.

Des observateurs d'expérience des négociations commerciales affirment qu'il s'agit du calendrier le plus ambitieux qu'ils aient vu pour ce genre d'exercice.

Les pays espèrent conclure une entente en quelques mois, avant la campagne électorale au Mexique au printemps prochain. Sinon, les discussions pourraient traîner au moins une autre année, après les élections de mi-mandat aux États-Unis et jusqu'en 2019.

« Les négociations se poursuivront à cette cadence rapide », assure le communiqué.

Le document précise qu'il faudra de plus amples négociations dans les mois à venir, mais que toutes les parties demeurent investies dans un processus de négociations « accéléré et approfondi ».

La séance initiale a été grandement accaparée par des rencontres de présentation et d'établissement du calendrier, mais elle a aussi comporté des discussions substantielles ayant révélé de possibles irritants, dont les règles du secteur des pièces automobiles, les produits pharmaceutiques de pointe et la main-d'œuvre.

Sur le plan pharmaceutique, les États-Unis ont proposé une protection semblable aux brevets sur 12 ans pour les médicaments biologiques, selon plusieurs sources.

Il s'agit d'une protection de plus grande ampleur que celles en vigueur au Canada et au Mexique, ce qui pourrait faire grimper les prix, et pourrait représenter un irritant si les États-Unis persistent dans cette voie.

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