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La présidente du Parlement catalan libérée sous caution

La présidente indépendantiste du Parlement catalan, Carme Forcadell, a été libérée de prison après avoir versé une caution de 220 000 $.

Elle est poursuivie pour rébellion, sédition et malversations après la déclaration d’indépendance proclamée le 27 octobre dernier par le Parlement catalan.

« Nous rentrons à la maison avec la calme assurance d'avoir bien agi en garantissant la liberté d'expression au Parlement », a souligné la présidente sur Twitter à sa sortie de prison.

Carme Forcadell est toutefois placée sous contrôle judiciaire, ce qui implique la remise de son passeport, l'interdiction de sortir du territoire espagnol et l'obligation de se présenter une fois par semaine devant un juge.

La femme de 58 ans a aussi dû accepter de ne pas participer à des activités politiques qui contreviennent à la Constitution espagnole.

Ses conditions de remise en liberté pourraient donc compromettre sa campagne en vue des élections régionales du 21 décembre. Le scrutin a été déclenché par Madrid après la dissolution du Parlement catalan le 27 octobre dernier.

Les ennuis judiciaires des leaders du mouvement indépendantiste catalan depuis le référendum d’autodétermination du 1er octobre pourraient aussi nuire à leurs chances d’obtenir une majorité lors de cette élection.

Le président déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, est exilé en Belgique avec quatre de ses ministres depuis une dizaine de jours. Les cinq hommes sont visés par un mandat d'arrêt européen. Leur cause doit être entendue le 17 novembre prochain par la justice belge.

Requêtes à la Cour européenne des droits de l'Homme

La Cour européenne des droits de l'homme confirme que quatre requêtes ont été déposées contre le gouvernement central de Madrid.

L’une d’entre elles, signée par 77 requérants, critique « l'interdiction qui leur avait été faite d'une date de réunion en plénière par la Cour constitutionnelle espagnole qui portait sur la déclaration d'indépendance ».

Un citoyen espagnol soutient, pour les mêmes faits, que ses représentants catalans n’ont pu tenir de rassemblement.

Enfin, deux autres requêtes déposées par des membres d'un « comité électoral » dénoncent le fait que le tribunal constitutionnel espagnol ait déclaré illégal leur regroupement sous peine d’amendes de plusieurs milliers de dollars.

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