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La présidente du Parlement catalan restera détenue, à moins de verser 220 000 $

La Cour suprême d'Espagne a autorisé jeudi la libération conditionnelle de la présidente du Parlement catalan, accusée notamment de rébellion, dès qu'elle versera une caution de 150 000 euros (220 000 $). Le tribunal a aussi ordonné la confiscation de son passeport.

Carme Forcadell et cinq autres membres du Parlement régional ont été entendus par un juge de la Cour suprême, à Madrid. Ils sont accusés de sédition, de rébellion et de détournement de fonds publics et risquent jusqu'à 30 ans de prison.

Les procureurs avaient demandé au juge de la Cour suprême d'emprisonner Mme Forcadell et d'autres législateurs sans possibilité de libération sous caution.

Quatre des parlementaires retrouveront leur liberté dès qu'ils auront versé une caution de 25 000 euros (37 000 $). Le cinquième a déjà été relâché, puisqu'il s'était opposé à la déclaration d'indépendance.

Carme Forcadell sera quant à elle maintenue en détention provisoire jusqu'au versement des 220 000 $ qui lui sont réclamés, selon un porte-parole du tribunal.

Puigdemont indigné

Sur Twitter, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, a déploré qu'elle doive « dormir en prison pour avoir permis un débat démocratique ».

Selon un porte-parole, Mme Forcadell a précisé au juge qu'elle n'avait pas « la liberté d'interdire un vote » en tant que présidente du Parlement. Elle aurait tenté d'éviter la prison en disant que la déclaration d'indépendance était « symbolique », lors d'interrogatoires préliminaires, selon des avocats bien au fait des procédures.

Le 27 octobre, Carme Forcadell avait compté, un à un, les bulletins des députés qui avaient voté pour la sécession de la Catalogne.

Huit membres du gouvernement catalan ont déjà été inculpés et emprisonnés. Ces arrestations ont provoqué plusieurs manifestations des indépendantistes. Carles Puigdemont et quatre autres personnes ont fui en Belgique et sont visés par un mandat d'arrêt espagnol.

Pour sa part, la Cour constitutionnelle espagnole a annulé la déclaration d'indépendance de la Catalogne adoptée il y a une dizaine de jours par le Parlement régional. Elle l'a déclarée inconstitutionnelle. La région est pour l'instant administrée directement par Madrid, en attendant des élections prévues le 21 décembre.

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