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La réponse d'Obama à la « menace » du changement climatique

Le président Barack Obama a dévoilé la version définitive de son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre produits par les centrales électriques fonctionnant au charbon, estimant que le changement climatique était la plus importante menace à laquelle le monde était confronté.

Il s'agit d'une nouvelle version du plan Clean Power, qui vise cette fois-ci à réduire de 32 %, à l'horizon 2030, les émissions de carbone du secteur de la production d'électricité par rapport à leur niveau de 2005. Concrètement, cela représente une quantité de 870 millions de tonnes de carbone qui ne seront plus libérées dans l'atmosphère. Il s'agit d'une augmentation de 9 % par rapport à la proposition antérieure.

Ce plan augure une transformation notable du secteur de l'électricité, car il encourage le passage aux énergies renouvelables aux dépens de la production d'électricité à partir du charbon. Le président Obama a souligné que cette transformation faciliterait la création d'un grand nombre d'emplois dans le secteur de l'énergie verte.

Il se fonde sur la prévision d'une capacité, en 2030, de produire 28 % d'électricité à partir d'énergies renouvelables, contre 22 % dans la précédente version du plan, présentée en juin.

« Nous sommes la première génération qui ressente l'impact du changement climatique », a expliqué le président américain. « Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose à ce sujet », a-t-il poursuivi. « Nous n'avons qu'une maison. Nous n'avons qu'une planète. Il n'y a pas de plan B. »

Durant son discours, Barack Obama a invité les États américains à se joindre aux efforts nationaux en livrant un important plaidoyer pour des initiatives locales afin de réduire la pollution.

Certains groupes industriels et des élus d'États qui dépendent d'une énergie à base de charbon ont annoncé leur intention de contester ce plan en justice ainsi qu'au Congrès, en accusant l'administration Obama d'être responsable d'une future hausse du prix de l'électricité.

La Maison-Blanche a estimé que ce plan marquait « le coup d'envoi d'une offensive tous azimuts pour le climat » du président et de son administration.

Barack Obama s'est fait pressant en évoquant la nécessité pour les États-Unis de rattraper leur retard par rapport au reste du monde.

Dans une vidéo mise en ligne samedi par la Maison-Blanche, il a décrit la version définitive de son plan comme étant « la mesure la plus importante que les États-Unis ont prise pour lutter contre les changements climatiques ».

L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, qui fait figure de favorite dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2016, a vanté les mérites du plan d'Obama. « C'est un bon plan, et, en tant que présidente, je le défendrai », a-t-elle déclaré.

Ce plan sera au coeur de la contribution de Washington à la Cop21, la conférence internationale sur le climat qui se tiendra à la fin de l'année à Paris, et dont l'administration Obama s'est engagée à être l'un des fers de lance.

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