Ce n'est pas dans l'ADN des politiciens américains d'avoir des atomes crochus avec les dirigeants russes, encore moins lorsque cette puissance étrangère semble avoir réussi à influer sur une élection américaine.

La Russie, comme l’a si bien dit le leader républicain au sénat, Mitch McConnell, « n’est pas notre ami et ne nous veut aucun bien. Et toute intrusion dans nos systèmes informatiques est très inquiétante ».

Un autre sénateur républicain, John, McCain, est allé encore plus loin en qualifiant le président russe, Vladimir Poutine, de « voyou et de meurtrier ».

Mais pour le président désigné, Donald Trump, le chef du Kremlin, est un dirigeant fort duquel il est incapable de se dissocier depuis plus d’un an.

Pourtant, Poutine n’a pas exactement le profil politique et éthique de qui devrait s’inspirer un futur président américain.

De nombreuses allégations de corruptions et même d’assassinats pèsent, depuis de nombreuses années, sur l’ex-chef du KGB.

Poutine aurait amassé une fortune personnelle de plusieurs millions de dollars qui lui aurait permis de se construire un palais sur les bords de la mer Noire.

Un de ses anciens collaborateurs, Serguë Koleskinov, a levé le voile en 2010 sur les méthodes mafieuses de Vladimir Poutine qui n’a jamais été accusé de quoi que ce soit.

Dans une lettre au président russe de l’époque, Dimitri Medvedev, Koleskinov explique en long et en large le financement occulte qui a permis à Poutine de devenir riche aux dépens des contribuables de son pays.

Par ailleurs, la justice britannique a laissé entendre, en début d’année, que Vladimir Poutine aurait été impliqué dans le meurtre de l’ancien agent russe Alexander Litvinenko, assassiné en Grande-Bretagne, en 2006, avec du polonium radioactif.

Alors, pourquoi Donald Trump refuse-t-il de même considérer que la Russie peut être le commanditaire de ce piratage de courriels durant l’élection américaine, comme le laisse entendre la CIA?

Et surtout, pourquoi le président désigné ne prend-il pas davantage ses distances de ce personnage trouble qu’est devenu le chef du Kremlin?

Le New York Times nous apprenait, la semaine dernière, que les Russes auraient aussi intercepté des courriels du Parti républicain durant la campagne présidentielle. Mais ils auraient délibérément choisi de couler à WikiLeaks que les messages des démocrates pour nuire à l’élection d’Hillary Clinton.

À ce moment-ci, la question se pose : que se cache-t-il derrière cette « bromance » (amour fraternel) entre Trump et Poutine pour que le futur président américain aille jusqu’à qualifier de « ridicules » les allégations de ses propres services de renseignements.

Il semble qu’à la lumière des informations recueillies par la CIA, Trump aurait bénéficié de ces fuites sur WikiLeaks. C’est de plus en plus clair.

Et maintenant, s’ajoute la nomination de Rex Tillerson comme secrétaire d’État.

Le PDG d’Exxon Mobil est un proche de Vladimir Poutine de qui il a reçu la médaille de l’Ordre de l’amitié en 2013.

Toute cette déférence de Trump à l’égard de Poutine est fort suspecte.

Le président désigné devrait plutôt être en train de préparer sa réplique contre la Russie. On le sait, Donald Trump hésite rarement à montrer ses muscles. Comment expliquer cette soudaine politesse envers un acte de piratage qui scandalise même les républicains?

Étrangement, cette fois-ci, Trump semble aveuglé par Poutine qui aurait bel et bien réussi le coup fumant de déstabiliser une élection présidentielle dans la plus puissante démocratie du monde.

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