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La Turquie fait le ménage dans les milieux djihadistes avant le G20

Les autorités turques cumulent les arrestations de militants présumés du groupe armé État islamique (EI) à l'approche du sommet des dirigeants du G20, prévu les 15 et 16 novembre prochains en Turquie.

Vendredi, la police antiterroriste a effectué des raids à Antalya, station balnéaire où se tiendra la rencontre. Vingt suspects, dont deux Russes qui voulaient gagner la Syrie, ont été mis en garde à vue, selon l'agence de presse Dogan.

Celle-ci rapporte aussi que depuis deux jours, 41 personnes en provenance du Maroc ont été expulsées de Turquie après avoir été interceptées mercredi à l'aéroport d'Istanbul.

La veille, six personnes, dont cinq étrangers, qui tentaient d'aller en Syrie ont été arrêtées près de la frontière à Elbeyli, a annoncé le bureau du gouverneur local.

Le week-end dernier, neuf membres présumés de l'EI qui voulaient commettre des attentats à Istanbul et à Ankara ont été appréhendés, selon les autorités.

En tout, plus de 1000 personnes de nationalités différentes étaient détenues depuis la fin d'octobre en Turquie en raison de leurs liens présumés avec l'EI, d'après des chiffres gouvernementaux.

Les descentes se sont intensifiées depuis le double attentat du 10 octobre à Ankara, le plus meurtrier de l'histoire du pays. Cette attaque, selon le procureur d'Ankara, a été commanditée par l'état-major de Daech, ce qui montrerait l'ampleur de la menace en Turquie.

La guerre en Syrie, la lutte contre le terrorisme et celle contre le groupe armé État islamique sont à l'ordre du jour du G20. On y attend notamment le président américain Barack Obama, dont le pays dirige une coalition de forces aériennes contre l'EI, et le président russe Vladimir Poutine, dont l'armée combat en sol syrien, en appui au président syrien Bachar Al-Assad.

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