Retour

La Turquie interpelle l'Europe, les Kurdes appellent la Syrie à l'aide

La Turquie souhaiterait que les Européens soient « à ses côtés » dans son offensive contre les Unités de protection du peuple ou YPG, la milice kurde présente dans le nord de la Syrie. L'administration autonome kurde de l'enclave d'Afrine, elle, demande au régime syrien de défendre la frontière face aux opérations militaires turques.

Ankara a aussi conseillé aux États-Unis de cesser de soutenir la milice kurde, qu'elle qualifie de terroriste, s'ils veulent éviter une confrontation. De son côté, l'OTAN a appelé la Turquie à plus de « mesure ».

Au sixième jour de l'opération « Rameau d'olivier », l'aviation et l'artillerie turques ont visé jeudi le nord d'Afrine. Un civil a été tué dans ces bombardements, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres qui dispose d'un réseau d'informateurs sur le terrain.

Depuis le début de l'offensive, les combats ont fait plusieurs dizaines de morts, dont une vingtaine de civils, selon l'OSDH.

La Turquie veut déloger les YPG de l'enclave d'Afrine. Elle accuse la milice d'être la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), engagé dans une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Les YPG sont soutenues par les États-Unis qui ont fait de la milice leur alliée sur le terrain pour la reconquête des territoires syriens aux mains du groupe armé État islamique.

Entretiens à Vienne

Pendant ce temps, les pourparlers de paix sur la Syrie ont repris pour deux jours à Vienne, sous l'égide de l'ONU.

Rien n'a filtré au sujet de ces entretiens qui doivent se poursuivre vendredi, avant un « Congrès intersyrien » controversé organisé mardi à Sotchi par la Russie.

Appuyée dans son initiative par l'Iran qui, comme le Kremlin, soutient le régime syrien, et par la Turquie, alliée des rebelles, la Russie a convié quelque 1600 invités sur les bords de la mer Noire.

Répondant aux inquiétudes occidentales, le Kremlin a assuré que son initiative ne faisait pas concurrence au processus de Genève et visait à alimenter « efficacement » celui-ci avec des « résultats » concrets.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité