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La Turquie lance un mandat d’arrêt contre l’auteur présumé du coup d’État raté

Un tribunal d'Istanbul a lancé un mandat d'arrêt contre le prédicateur Fethullah Gülen, accusé par le président turc Recep Tayyip Erdogan d'être derrière le coup d'État raté du 15 juillet, rapporte l'agence progouvernementale Anadolu.

Ce mandat pourrait représenter un premier pas vers l'extradition en Turquie du prédicateur Gülen, en exil aux États-Unis depuis 1999. Le gouvernement turc a déjà lancé un mandat d'arrêt contre Gülen en décembre 2014 pour avoir « monté et dirigé une organisation terroriste armée ».

 Ankara avait déjà demandé à Washington d'extrader l'iman Gülen, considéré par Erdogan comme le cerveau de la tentative visant à le renverser. Le gouvernement américain exige quant à lui des preuves sur ce rôle allégué du prédicateur turc dans le soulèvement de l'armée turque le mois dernier. Pour sa part, la Turquie affirme avoir fourni à deux reprises des « dossiers » sur le lien avec ce dossier 

Fethullah Gülen, qui vit maintenant en Pennsylvanie, a toujours nié ces accusations. Le septuagénaire est un ancien allié du président Erdogan, qui a bénéficié de l'aide d'un mouvement lancé par Gülen pour accéder au pouvoir dans les années 2000. 

Le mouvement Hizmet, aussi appelé le mouvement Gülen et fondé dans les années 70, se définit comme un « mouvement international éducatif, interculturel et interreligieux ». Il s'appuie sur un réseau d'écoles et d'entreprises.

Des mesures économiques contre Gülen 

Le président Recep Tayyip Erdogan a promis d'assécher les entreprises liées au prédicateur Gülen. Il les a même qualifiées de « nid de terroristes » les écoles, entreprises et fondations caritatives en relation avec le mouvement dirigé par l'imam turc.

Ankara a durci le ton en affirmant qu'il ne fera « preuve d'aucune pitié » envers ces entreprises. « Le monde des affaires est celui où ils sont les plus forts », a déclaré le président Erdogan.

Les autorités turques ont interpellé, suspendu ou placé sous enquête plus de 60 000 militaires, magistrats, fonctionnaires et enseignants depuis le coup d'État manqué. Selon le président Erdogan, il ne s'agit que de « la partie émergée de l'iceberg ».

Par ailleurs, le secrétaire d'État américain John Kerry se rendra en Turquie plus tard ce mois-ci, selon la chaîne turque de CNN. 

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