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La violence fait place au silence dans les rues du Venezuela

Après plusieurs jours d'affrontements entre les manifestants et les autorités vénézuéliennes, des milliers d'opposants au président Nicolas Maduro ont défilé en silence, samedi, dans plusieurs villes du pays.

La foule a répondu à l’appel de l’opposition, la Table de l’unité démocratique (MUD), qui a convoqué une « marche du silence » en hommage aux 20 personnes qui ont péri lors de manifestations antigouvernementales au cours des trois dernières semaines.Les rassemblements à Maracaibo, Barquisimeto et San Cristobal se sont déroulés sans heurt. Exception pour la capitale, Caracas, où la police a dû repousser des manifestants à l’aide de gaz lacrymogène.« Le Venezuela veut la paix », pouvait-on entendre scander les participants – la plupart vêtus de blanc – en réponse aux violences et aux pillages qu’a connus le pays dans la dernière semaine.Après 21 jours de protestations, les adversaires de Maduro ont pu traverser pour la première fois la capitale afin de parvenir au siège de l’épiscopat sans en être empêchés par les autorités. Un prêtre et un pasteur évangélique ont tenu une messe depuis un autel improvisé dans la rue, à l’arrière d’une camionnette.Henrique Capriles, l’une des figures de proue de l’opposition au régime Maduro, en a profité pour rappeler aux manifestants l’importance de la lutte. « Si tous les Vénézuéliens s'unissent, il n'y aura pas de dirigeant corrompu pouvant arrêter la force de chacun d'entre nous », a-t-il déclaré.

« Le gouvernement doit se retirer, il doit écouter le peuple, le peuple ne veut plus de communisme, ni de révolution, ni rien de ce qui nous a amené tant de souffrance », a exprimé Rosibel Torres, une avocate qui prenait part à la marche silencieuse.Depuis le 1er avril, les Vénézuliens ont investi les rues de plusieurs grandes villes du pays afin de dénoncer le régime du président socialiste Nicolas Maduro, qu'ils qualifient de dictature. L’opposition presse le chef d’État de tenir des élections législatives, mais celui-ci fait la sourde oreille et minimise l'ampleur des protestations.La marche du silence n’est qu’un court répit : les manifestations doivent reprendre dès le début de la semaine prochaine. Un « blocage national » des routes a été annoncé pour lundi.

Selon un sondage Venebarometro, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de Maduro.

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