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Le bilan de santé des présidents américains, un sujet de discussion qui ne date pas d'hier

Le médecin de Donald Trump devrait confirmer cet après-midi que le président américain est apte physiquement à occuper son poste.

Ce bilan médical devrait se limiter à la pression artérielle, à son taux de cholestérol, à son niveau de sucre dans le sang, à son rythme cardiaque ainsi qu'à son poids.

La Maison-Blanche a précisé que le président ne subirait aucun examen psychiatrique, alors que médias et adversaires politiques ne cessent de soulever des doutes sur sa santé mentale.

Ces remises en question se sont multipliées dans la foulée de la publication du livre Fire and Fury : Inside the Trump White House du journaliste Michael Wolff.

L’ouvrage dresse un portrait peu élogieux du président américain. On y lit notamment que son entourage doute de sa capacité à diriger les États-Unis.

Durant la dernière campagne présidentielle, le médecin personnel de Donald Trump, Harold Bornstein, confirmait qu’il serait « l’individu en meilleure santé jamais élu à la présidence ».

Une tradition américaine

Donald Trump n’avait aucune obligation de subir un examen médical ou d’en rendre publics les résultats, mais cela est devenu, avec le temps, une tradition présidentielle aux États-Unis. L’histoire américaine révèle d'ailleurs une étonnante liste de vérités cachées.

Personne ne savait, par exemple, que Grover Cleveland (1885-1889 et 1893-1897) avait déjà eu un cancer de la bouche. Les opérations qu’il a dû subir ont d’ailleurs été gardées secrètes pendant près d’un quart de siècle.

L’ex-président Franklin Delano Roosevelt (1901-1909) n’a pour sa part jamais révélé ses problèmes cardiaques et d’hypertension. Il est d’ailleurs décédé quelques mois après son départ de la Maison-Blanche, d’une hémorragie interne. Sa mort serait grandement liée à son état de santé fragile.

Woodrow Wilson (1913-1921) a quant à lui caché qu’il avait subi un grave accident vasculaire cérébral au moment où il faisait campagne pour le traité de Versailles. Son équipe s’était alors contentée de dire qu’il ne se sentait pas bien.

John F. Kennedy (1961-1963) était perçu comme l'incarnation de la jeunesse et de la vigueur. En réalité, le plus jeune président des États-Unis souffrait notamment de la maladie d’Addison et d’ostéoporose. Il devait prendre tout un cocktail de médicaments pour tenir le coup.

Enfin, la détérioration des capacités intellectuelles de Ronald Reagan (1981-1989) avait fait l’objet de vifs débats. L’ex-président a finalement annoncé être atteint de la maladie d’Alzheimer quelques années après avoir quitté le pouvoir.

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