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Le cas de Kevin Garratt abordé lors du passage de Trudeau en Chine

Le dossier de Kevin Garratt, un Canadien emprisonné depuis deux ans en Chine pour espionnage, a été soulevé mercredi par Justin Trudeau, lors de son voyage dans ce pays. Le premier ministre canadien assure qu'à chaque fois qu'il rencontre des dirigeants chinois, il fait mention de « cas consulaires préoccupants ».

Le premier ministre canadien n'a toutefois pas révélé le contenu de ses entretiens sur le cas de M. Garratt. De son côté, le premier ministre Li Keqiang a affirmé que la Chine était un État de droit et que les détenus étaient traités de façon humaine.

La famille de Kevin Garratt est « extrêmement frustrée et déçue » par le manque de progrès réalisé pour le libérer, afin qu'il puisse obtenir, dit-elle, les soins médicaux urgents dont il a besoin.

Des soupçons d'espionnage

Kevin Garratt a été arrêté en 2014, après qu'Ottawa eut accusé la Chine d'avoir piraté le système informatique du Conseil national de recherches.

Il est accusé d'avoir pris des photos de manoeuvres militaires considérées comme étant des secrets d'État et d'avoir mené des activités d'espionnage pour le compte du gouvernement canadien. Kevin Garratt, originaire de Vancouver, habitait en Chine depuis 30 ans. Il gérait un café avec sa femme à Dandong, dans le nord-est du pays.

Julia Garratt a été arrêtée en même temps que son mari, mais elle a été libérée sous caution en février 2015.

Le procès de Kevin Garratt s'est tenu en avril dernier dans le plus grand secret. Les représentants canadiens n'ont pas pu y assister. Ottawa assure que Kevin Garratt n'est pas un espion. Le verdict devrait être connu au plus tard en octobre 2016.

Avec les informations d'Yvan Côté

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