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Le chef d'état-major de l'armée américaine se rend en Turquie

Le chef d'état-major de l'armée américaine entame lundi une visite en Turquie au cours de laquelle il est prévu qu'il dénonce la tentative manquée de coup d'État menée les 15 et 16 juillet.

Le général Joe Dunford doit aussi réaffirmer l'importance des relations entre Washington et Ankara.

Il « condamnera dans les termes les plus fermes le récent coup d'État et réaffirmera l'importance de notre partenariat durable pour la sécurité régionale », a précisé l'ambassade américaine en Turquie dans un communiqué.

Les purges menées, notamment dans l'armée, par le président Recep Tayyip Erdogan depuis le coup d'État manqué ont contrarié les États-Unis. James Clapper, directeur du renseignement américain, a indiqué que de nombreux officiers avec lesquels Washington entretenait des liens avaient été victimes de mises à l'écart ou d'arrestations.

Le général Dunford rencontrera le premier ministre Binali Yildirim ainsi que son homologue turc, a indiqué l'ambassade des États-Unis.

Il a également prévu de s'adresser au personnel militaire stationné sur la base aérienne d'Incirlik, utilisée par les avions de l'OTAN, dans le sud du pays. La Turquie, membre de l'OTAN, est en première ligne face aux conflits en cours en Irak et en Syrie.

Ton plus conciliant

Ankara a par ailleurs reconnu lundi - pour la première fois - que sa réponse au putsch avorté avait peut-être donné lieu à « des erreurs », un changement de ton notable. « Nous ne confirmons pas qu'il n'y en a pas », a déclaré Binali Yildirim, cité par l'agence de presse officielle Anadolu.

Quelque 10 000 personnes, dont des journalistes, sont détenues de façon préventive, et plus de 50 000 employés de l'État ont été congédiés. « Un travail méticuleux est en cours concernant ceux qui ont été limogés », a assuré le chef du gouvernement turc. « Il y en a certainement parmi eux qui ont été victimes de procédures injustes », a-t-il reconnu.

Les « citoyens qui n'ont pas d'affiliation avec [le prédicateur Fethullah Gülen et les autres responsables de la tentative de coup d'État] devraient se détendre », a affirmé le vice-premier ministre Numan Kurtulmus en conférence de presse, en promettant qu'il « ne leur sera fait aucun mal ».

Mais les autres « paieront le prix » de leur crime, a-t-il cependant ajouté.

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