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Le chef de l'ONU appelle à tout faire pour contrer la menace nord-coréenne

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré mercredi que les pays se trouvant « sur la ligne de front » de la « menace » nord-coréenne doivent tout mettre en oeuvre pour empêcher la course à l'armement de Pyongyang.

Il estime que la Chine, les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud doivent travailler de concert afin de freiner l’avancement des programmes balistique et nucléaire de la Corée du Nord.

La tension entre les États-Unis et la Corée du Nord est particulièrement vive depuis deux semaines.

Samedi, la Corée du Nord a organisé un défilé militaire d’envergure pour démontrer sa capacité militaire, puis a tenté dimanche de lancer un missile depuis sa côte est, mais a échoué.

Mercredi, la Corée du Nord a poursuivi les célébrations entourant l’anniversaire de naissance du fondateur de la République démocratique de la Corée, Kim Il Sung, en diffusant à la télévision d’état une vidéo simulant un tir de missiles sur les États-Unis. La vidéo se termine avec un drapeau américain enflammé et des images de pierres tombales dans un cimetière.

La Corée du Nord « ne devrait pas jouer » à un jeu dangereux

Le flou demeure sur les intentions du président américain Donald Trump dans le dossier nord-coréen. Par contre, mercredi, le vice-président américain Mike Pence, en tournée asiatique au Japon, a promis à la Corée du Nord une réponse « écrasante » en cas d'attaque, tout en qualifiant Pyongyang de la plus « dangereuse et urgente menace dans la région. »

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a elle aussi lancé un avertissement à la Corée du Nord, affirmant que Washington « ne veut pas provoquer une dispute, donc n’en commencez pas une. » Elle ajoute que la « balle est dans leur camp ».

Mike Pence s'est entendu avec le gouvernement japonais pour convaincre la Chine de jouer un rôle plus important dans le dossier nord-coréen. Mike Pence a réaffirmé l'engagement de son pays à défendre militairement le Japon. Selon lui, l'alliance entre les deux pays est la pierre angulaire de la paix dans la région.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré pour sa part « qu’il est primordial de poursuivre l’effort diplomatique », en ajoutant que « des discussions qui ne sont que des discussions sont inutiles et qu’il est nécessaire de faire pression sur la Corée du Nord afin qu’elle s’engage dans un dialogue sérieux. »

Lorsqu’on a demandé mercredi au président républicain de la Chambre des représentants si les États-Unis considèreraient larguer des bombes en Corée du Nord, Paul Ryan a simplement répondu que Washington « doit garder toutes les options sur la table. » M. Ryan a toutefois précisé qu’il est en faveur de l’imposition de sanctions plus sévères sur la Corée du Nord.

Le convoi aéronaval vient à peine de partir vers la Corée

Par ailleurs, on apprend que l'un des éléments qui a contribué à l'escalade de tension entre la Corée du Nord et les États-Unis était basé sur des faits inexacts.

L'armée américaine a annoncé que la flotte que le président avait promis d'envoyer la semaine dernière près de la péninsule coréenne n'est pas encore arrivée près de la Corée parce qu'elle a dû faire un détour par l'Australie.

L'annonce de l'envoi d'un porte-avion et de navires a ravivé les tensions avec Pyongyang, qui a promis des représailles.

Selon l'armée américaine, il s'agit d'une erreur de communication. Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a expliqué que le groupe à bord du porte-avion à propulsion nucléaire Carl Vinson avait dû d'abord participer à des exercices, écourtés, avec l'Australie.

Désormais, il « se dirige vers le Pacifique ouest comme ordonné », a-t-on précisé. La flotte devrait arriver au large de la Corée cette semaine.

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