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Le chef de la CIA s'opposerait à la simulation de noyade même si l'ordre venait du prochain président

Le directeur de la CIA, John Brennan, est catégorique : l'agence américaine de renseignement ne recourra plus à des « techniques d'interrogatoire plus poussées », comme la simulation de noyade, même si le futur président l'ordonne. Il a fait ses déclarations alors que deux républicains qui aspirent à diriger les États-Unis évoquent ce scénario.

Le meneur du camp républicain, Donald Trump, est l'un d'entre eux. Le magnat multimilliardaire de l'immobilier a affirmé qu'il réintroduirait la simulation de noyade, considérée comme un acte de torture en vertu du droit international, de même que « des choses bien pire » pour obtenir de l'information de terroristes potentiels.

Le sénateur du Texas Ted Cruz, qui est monté dans les intentions de vote, a pour sa part indiqué ne pas associer la simulation de noyade à une forme de torture. S'il n'entend pas, selon ses dires, en autoriser une utilisation « répandue », il a toutefois précisé qu'en tant que commandant en chef, il utiliserait « toute méthode d'interrogatoire poussée qui serait nécessaire pour garder ce pays en sécurité ».

« Je n'accepterai pas d'avoir recours à certaines de ces tactiques et techniques sujettes à polémique », a pourtant averti M. Brennan dans une entrevue à NBC News, qui sera diffusée lundi, mais dont des extraits ont déjà été dévoilés.

Fréquemment utilisé à l'époque de George W. Bush, notamment contre les membres présumés d'Al-Qaïda détenus à Guantanamo, le « waterboarding » a été interdit par Barack Obama dès son arrivée à la Maison-Blanche. Un rapport de la Commission du renseignement du Sénat, en 2014, a décrit cette pratique comme un acte de torture en dépit des protestations des républicains.

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