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Le Conseil de sécurité condamne fortement les essais nord-coréens

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné fortement la Corée du Nord, tard lundi, pour ses plus récents lancements de missiles balistiques et a prévenu qu'il y aurait des « mesures supplémentaires importantes » si Pyongyang ne cesse pas ses essais nucléaires et balistiques.

Une déclaration acceptée par les 15 membres a suivi les vives condamnations de la part du secrétaire général Antonio Guterres et la promesse du président américain Donald Trump de répondre « très fortement » aux essais de la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité a condamné l'essai réalisé samedi et un autre lancement effectué le 19 octobre, affirmant que les activités de la Corée du Nord pour développer ses systèmes de vecteurs d'armes nucléaires violaient les sanctions des Nations unies et augmentaient les tensions.

Le Conseil a appelé tous les membres des Nations unies à « redoubler d'efforts » pour mettre en vigueur des sanctions.

La Corée du Nord a défié à maintes reprises les six résolutions du Conseil de sécurité demandant la fin de ses activités nucléaires et de missiles balistiques et l'imposition de sanctions de plus en plus musclées.

Le plus récent lancement de missile est perçu comme un geste implicite de défiance à l'égard de M. Trump, qui a promis la ligne dure contre la Corée du Nord, mais n'a pas encore dévoilé de stratégie à l'égard d'un pays dont les ambitions nucléaires ont mis dans l'embarras les dirigeants américains depuis des dizaines d'années.

« La Corée du Nord est un gros, gros problème, et nous allons y voir de manière très forte », a dit M. Trump, lors d'une conférence de presse commune, lundi, à Washington, avec le premier ministre Justin Trudeau.

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a dit plus tard par communiqué : « Nous appelons tous les membres du Conseil de sécurité à utiliser toutes les ressources disponibles pour signifier clairement au régime nord-coréen, et à ses catalyseurs, que ces lancements sont inacceptables. »

« Il est temps de faire rendre des comptes à la Corée du Nord, pas avec nos mots, mais avec nos actions », a-t-elle ajouté.

On ignore encore quel genre d'« actions » a en tête l'administration Trump. L'ambassadeur de l'Ukraine aux Nations unies, Volodymyr Yelchenko, actuel président du Conseil de sécurité, et l'ambassadeur japonais Koro Bessho n'ont pas voulu commenter sur de possibles « mesures supplémentaires importantes. »

Le missile Pukguksong-2 aurait franchi environ 500 kilomètres avant de tomber dans l'océan, en eaux internationales.

Le nouveau missile utiliserait du carburant solide, ce qui pourrait lui permettre de parcourir de plus grandes distances et le rendrait plus difficile à détecter avant son lancement.

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