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Le décret migratoire de Trump remis partiellement en vigueur par la Cour suprême

La Cour suprême des États-Unis a accepté d'entendre l'appel du président Donald Trump sur son controversé décret migratoire et le remet partiellement en vigueur.

En attendant l'examen du décret à l'automne, plusieurs restrictions aux voyageurs issus de six pays à majorité musulmane pourront être appliquées. Le décret interdisant l'entrée aux États-Unis aux habitants de ces pays s'appliquera désormais vis-à-vis de quiconque « n'ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis ».

Ainsi, les citoyens de l'Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen qui sont inconnus des autorités américaines ne pourront entrer au pays. Les résidents venant visiter un membre de leur famille, les étudiants admis dans une université américaine et les employés qui ont accepté un travail dans une entreprise américaine pourront fouler le sol des États-Unis.

Cette décision a été approuvée à l'unanimité par les neuf juges de la Cour suprême.

Le décret doit prendre effet 72 heures après la décision de la Cour, selon un mémo émis par le président américain la semaine passée.

Donald Trump a applaudi la décision du plus haut tribunal américain, saluant une victoire pour « la sécurité nationale ». « En tant que président, je ne peux laisser entrer dans notre pays des gens qui nous veulent du mal. Je veux des gens qui peuvent aimer les États-Unis et tous ses citoyens et qui seront travailleurs et productifs », a indiqué M. Trump dans un communiqué.

Le décret migratoire du président a connu deux moutures, qui avaient été bloquées des tribunaux inférieurs en février et en mars.

Le projet initial prévoyait un interdit de 90 jours pour les citoyens des six pays et 120 jours pour les réfugiés. L'administration Trump affirme que ces mesures sont nécessaires afin de permettre une révision des procédures d'attribution des visas.

Cette révision devrait être terminée avant que les arguments de Washington soient entendus par la Cour suprême, le 2 octobre.

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