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Le départ de Paul Ryan, un coup dur pour les républicains

Le plus puissant républicain du Congrès américain, le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat lors des prochaines élections, ajoutant du coup à l'impression de confusion aux commandes des États-Unis.

Le poste de président de la Chambre des représentants est le troisième en importance dans la hiérarchie politique américaine.

En annonçant sa retraite, Paul Ryan, 48 ans, a donné le coup d’envoi informel à une course au pouvoir au sein du Parti républicain, à quelques mois des élections de mi-mandat de novembre.

L'opposition démocrate devrait tenter de profiter de cette occasion pour reprendre la majorité en Chambre, ce que des experts considèrent comme de plus en plus probable.

Raisons familiales

Élu pour le Wisconsin à la Chambre des représentants depuis 1999, M. Ryan la préside depuis 2015.

Il avait accepté avec réticence de se présenter à ce poste après le départ de John Boehner, et avait posé la condition de rentrer auprès de sa famille tous les week-ends.

Paul Ryan a affirmé mercredi être inquiet du fait que ses trois enfants, tous nés après sa première élection au Congrès, le perçoivent comme un papa à mi-temps. Il a cependant affirmé ne pas regretter d'avoir accepté ces responsabilités.

Il servira jusqu'à la fin de son mandat et prendra sa retraite en janvier.

Mésentente avec Donald Trump

Des spéculations concernant son départ avaient circulé à plusieurs reprises ces derniers mois, car il n'a jamais pleinement adhéré à la vision politique du président Donald Trump, élu sur une plateforme nationaliste et populiste sous l'étiquette républicaine.

Partisan du libéralisme économique, catholique militant et opposé à l’avortement, Paul Ryan est pour sa part considéré comme un représentant de l’aile droite du parti.

En début d'année, il avait dû démentir des rumeurs de démission face à leur ampleur. Il avait néanmoins indiqué qu'il discuterait de son avenir plus tard dans l'année avec sa conjointe.

Le président Trump a rendu hommage sur Twitter à un « homme vraiment bon » qui « laissera un héritage politique indiscutable ».

Paul Ryan, qui fut colistier de Mitt Romney lors de sa candidature à la présidence des États-Unis en 2012, n'a donné aucune indication concernant d'éventuelles ambitions politiques. En entrevue à CNN, il a toutefois affirmé qu’il ne se présenterait pas à la présidence des États-Unis.

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