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Le FBI diffuse une partie des conversations entre le tireur d'Orlando et la police

Les autorités américaines ont dévoilé la transcription d'une partie des conversations entre les négociateurs de la police d'Orlando et le tireur, pendant que ce dernier était dans la discothèque Pulse, lors d'une conférence de presse.

Le tireur Omar Mateen s'est présenté comme un terroriste lors d'une conversation avec un répartiteur du 911. Il était calme, a révélé le FBI.

Selon les éléments de preuves recueillis par les autorités, il était inspiré par le groupe armé État islamique (EI), mais aucune preuve n'indique qu'il était dirigé par celui-ci.

Lorsqu'elles ont été dévoilées, les transcriptions ne contenaient pas l'allégeance à l'EI puisque le FBI ne voulait pas « propager une rhétorique violente ». Le ministère de la Justice et le FBI ont finalement décidé de publier l'intégralité de ces transcriptions après avoir été accusés de censure sur les médias sociaux.

Ils ont indiqué que les références au groupe armé État islamique avaient d'abord été retirées par respect pour les survivants et les proches des victimes ainsi que pour l'intégrité de l'enquête.

Mise au point

Le chef de police d'Orlando a précisé qu'après une première intervention des unités de la police et un premier échange de coups de feu avec Mateen, le tireur s'était retranché et barricadé avec des otages dans les toilettes de l'établissement. Il a ajouté que des agents de police se trouvaient à l'intérieur du Pulse et se portaient au secours de victimes, pendant toute la durée de la crise.

« Une idée fausse circulait comme quoi nous n'avions rien fait pendant trois heures, a indiqué le chef de police d'Orlando, John Mina. Je veux simplement clarifier que ce n'est pas le cas. »

La fusillade du 12 juin a fait 50 morts et 53 blessés.

Parmi les 53 blessés, 18 victimes sont toujours à l'hôpital et 4 d'entre elles sont dans un état critique.

Vestes explosives

Omar Mateen a affirmé aux autorités, durant la fusillade, avoir en sa possession plusieurs vestes explosives. Les victimes qui ont pu sortir de la discothèque ont dit aux policiers que le tireur allait mettre les vestes sur des victimes.

Le tireur a parlé avec les répartiteurs du 911 à trois reprises et a publié sur Internet des messages pour proclamer son appui aux militants islamistes, alors qu'il était toujours dans la discothèque Pulse.

Il a aussi indiqué à un répartiteur qu'il portait une veste explosive, comme celles utilisées « en France », pour faire référence aux attentats de Paris.

Les autorités n'ont pourtant pas trouvé d'explosifs, ni dans la discothèque ni dans la voiture de l'individu.

Il a aussi dit à un négociateur de dire aux États-Unis d'arrêter de bombarder la Syrie et l'Iraq.

L'enquête se poursuit

Depuis l'incident, plus de 600 éléments de preuves ont été récoltés par les enquêteurs et plus de 500 interrogatoires ont été menés. Des milliers d'indices ont aussi été envoyés par le public. Les autorités demandent aux citoyens de poursuivre leur collaboration.

L'enquête pourrait prendre des mois et même des années.

Par respect pour les victimes, la bande audio ne sera pas diffusée.

Les autorités n'ont pas répondu aux questions des journalistes lors de la conférence de presse.

Tuerie à Orlando

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