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Le Hezbollah accuse les insurgés syriens d'avoir tué leur chef militaire

Le Hezbollah chiite libanais accuse les combattants sunnites opposés à Bachar Al-Assad d'être responsables de la mort de Moustafa Badreddine, l'un des ses plus importants chefs militaires. Une version des faits questionnée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Celui qui dirigeait les opérations du Hezbollah sur le théâtre syrien aurait été tué vendredi par des tirs d'artillerie sur une base proche de l'aéroport de Damas, selon le Hezbollah.

Après l'annonce de la mort de Moustafa Badreddine, des dirigeants du mouvement chiite avaient d'abord mis en cause Israël. Mais samedi matin, le Hezbollah, qui combat aux côtés du régime Assad dans la guerre en Syrie, a accusé les « groupes takfiris », une expression qu'il utilise pour désigner les « rebelles extrémistes » sunnites syriens.

Un politicien libanais étroitement lié au gouvernement de Bachar Al-Assad a confié à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, que Moustapha Badreddine avait péri jeudi soir après qu'un obus eut explosé près de lui à l'extérieur des locaux du Hezbollah situés à proximité de l'aéroport de Damas.

Il a ajouté que le Hezbollah et l'armée syrienne étaient très présents autour de l'aéroport et que cette zone était fréquemment visée par des tirs d'obus.

Le secteur au sud de la capitale syrienne abrite de nombreux groupes armés opposés au régime Assad, dont le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaida.

Mais selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), « aucun bombardement ou tir venant de la Ghouta orientale [ qui s'étend entre l'aéroport et le centre de Damas, tous deux sous contrôle gouvernemental ] en direction de l'aéroport international de Damas n'a été signalé depuis plus d'une semaine ».

Rami Abdoulrahmane, directeur de l'OSDH basé à Londres, a déclaré qu'aucune frappe n'avait eu lieu dans la région de l'aéroport depuis mercredi, selon son réseau de sources sur le terrain.

Le conflit syrien a fait plus de 250 000 morts depuis 2011, dont environ 1000 à 1200 combattants du Hezbollah. Dans un communiqué, le Hezbollah a affirmé que la mort de Moustafa Badreddine ne ferait qu'augmenter sa volonté de continuer à lutter contre les insurgés au régime de Bachar Al-Assad, jusqu'à ce que ceux-ci soient vaincus.

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