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Le mandat d'arrêt international contre l'ex-président catalan Puigdemont est retiré

Le juge chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a retiré jeudi les mandats d'arrêt internationaux émis contre l'ex-président catalan et les cinq membres de son cabinet qui avait fui l'Espagne lors de la prise de contrôle politique de la Catalogne par Madrid, en octobre dernier.

Le retrait de ces mandats d’arrêt survient une semaine après que la justice allemande ait accepté d’extrader Carles Puigdemont vers l’Espagne seulement sur la base des accusations de malversation portées contre lui par Madrid.

Les tribunaux allemands refusaient en effet de l’extrader pour l’accusation de rébellion qui pourrait lui valoir 25 ans de prison s’il retourne en Espagne.

Or, dans la décision qu’il a rendue jeudi, le juge espagnol Pablo Llarena a refusé lui aussi que Carles Puigdemont soit extradé sur la seule base des accusations de malversation portées contre lui à la suite de la mise sous tutelle de la Catalogne.

À la suite de cette décision, Carles Puigdemont, qui est actuellement en Allemagne, et les autres dirigeants catalans sont donc désormais libres de se déplacer à l'étranger sans courir le risque d'être arrêtés et extradés. Ils seraient en revanche incarcérés s'ils revenaient en Espagne où le mandat d'arrêt est toujours en cours.

Rappelons qu’à la fin du mois d’octobre 2017, le gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy avait dissout le gouvernement catalan et destitué son président Carles Puigdemont à la suite d’une déclaration d’indépendance unilatérale du Parlement de la Catalogne.

La justice espagnole avait alors mis aux arrêts tous les membres du cabinet catalan et lancé des mandats d’arrêt internationaux contre Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants catalans qui avaient fui le pays pour trouver refuge en Belgique.

L’ex-président catalan avait été arrêté à la fin mars par les autorités allemandes à la frontière du Danemark où il avait assisté à une réunion le jour même. La justice allemande avait plus tard accepté de le libérer sous condition moyennant une caution de 75 000 euros (115 000 $CAN).

Au moins huit membres de son gouvernement déchu, qui sont également poursuivis pour rébellion, sont maintenus depuis plusieurs mois en détention provisoire.

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