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Le Mexique ne veut pas renégocier l’ALENA si les États-Unis lui imposent des taxes

Le Mexique menace de se retirer de l'éventuelle table de négociation sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) si le président américain Donald Trump impose des taxes aux produits mexicains.

Le ministre mexicain de l’Économie, Ildefonso Guajardo, a indiqué à l'agence de presse financière Bloomberg que si la Maison-Blanche inflige des taxes de 20 % sur les voitures, par exemple, il n'y aurait pas de renégociation.

Donald Trump a aussi indiqué qu’il pourrait financer la construction d’un mur à la frontière en imposant des barrières douanières aux produits mexicains. Le ministre des Affaires étrangères du Mexique, Luis Videgaray, a répondu vendredi qu’il pourrait lui aussi taxer les produits américains.

Ce n’est pas la première fois que le Mexique lance un tel avertissement. Il y a quelques semaines, le ministre Ildefonso Guajardo avait indiqué que le pays pourrait se retirer de l’accord si la renégociation ne lui profite pas. Il avait toutefois affirmé que ce n’était pas la solution visée.

L’ALENA est un traité commercial entré en vigueur en janvier 1994 et qui réunit le Canada, les États-Unis et le Mexique dans une grande zone de libre-échange. Durant sa campagne électorale, Donald Trump a vivement critiqué l’entente qu’il a qualifiée de « désastre » pour son pays. Il considère qu’elle profite uniquement au Mexique.

Le président américain s’est dit prêt à renégocier l’accord. Les changements majeurs visent surtout le Mexique, et non le Canada.

Les échanges commerciaux entre les deux pays s’élèvent à 530 milliards de dollars par an. Les États-Unis ont un déficit annuel de 60 milliards de dollars annuellement avec le Mexique.

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