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Le monde des affaires turc touché à son tour par les purges

La purge implacable qui vise les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d'être le cerveau du putsch raté du 15 juillet, cible maintenant la communauté d'affaires du pays.

Selon des agences de presse turques, le parquet d'Istanbul a lancé jeudi 187 mandats d'arrêt visant des hommes d'affaires soupçonnés d'être membres d'une organisation terroriste et d'avoir financé ses activités.

Plus de 200 résidences et entreprises situées dans la capitale et dans d'autres villes ont aussi été perquisitionnées depuis le début de la journée jeudi.

Selon les médias turcs, le gendre du maire d'Istanbul, Kadir Topbas, considéré comme un membre influent du parti du président Recep Tayyip Erdogan, est du nombre des individus interpellés.

Le chef de la confédération patronale Tüskon et d'autres hommes d'affaires connus sont aussi visés par des mandats d'arrêt.

Le mouvement de M. Gülen, un ancien allié du président Erdogan, a été désigné comme terroriste en juillet 2015. Depuis la tentative de coup d'État, il est livré sans relâche à la vindicte populaire par le pouvoir.

L'armée, la police et la justice, la presse et les institutions d'enseignement ont été particulièrement touchées par la purge qui se poursuit, alors que le pays a déclaré l'état d'urgence dans la foulée de la tentative de putsch.

Ankara a demandé aux États-Unis d'extrader M. Gülen, qui vit en Pennsylvanie depuis 1999, mais en vain jusqu'ici. Washington dit avoir besoin de preuves plutôt que d'allégations avant d'aller de l'avant.

M. Gülen nie toute responsabilité dans le coup d'État avorté, qu'il a dénoncé. La semaine dernière, il a proposé qu'une commission d'enquête internationale se penche sur ce putsch, arguant que la justice turque était inféodée au pouvoir.

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