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Le monde se souvient un an après la catastrophe de la Malaysia Airlines

C'était il y a un an jour pour jour : un appareil de la Malaysia Airlines s'écrasait au-dessus d'une zone en guerre de l'est de l'Ukraine, tuant les 298 personnes qui étaient à bord.

Diverses célébrations soulignent ce triste anniversaire. En Ukraine d'abord, près de 200 personnes ont participé vendredi à une cérémonie dans un champ où étaient tombés la majorité des débris du vol MH17. Ce rassemblement était organisé par les autorités séparatistes prorusses, qui rejettent sur Kiev la responsabilité de la catastrophe. Les autorités ukrainiennes, de leur côté, blâment les séparatistes.

Rappelons que l'appareil a sombré après avoir été atteint par un tir de missile au-dessus de l'Est ukrainien, dans une zone proche de la ligne de front entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses.

« Nous sommes prêts à fournir toute l'aide nécessaire aux gens qui prouveront que c'est le pouvoir ukrainien criminel qui a laissé cette tragédie se produire », a déclaré un dirigeant séparatiste, Alexandre Zakhartchenko.

Dans la capitale ukrainienne, Kiev, des élus ont déposé des fleurs devant l'ambassade des Pays-Bas d'où étaient originaires la majorité des victimes.

Dans un discours à l'occasion de l'anniversaire de la tragédie, le président ukrainien Petro Porochenko a estimé vendredi, que punir ceux qui ont abattu le Boeing était le « devoir moral » de la communauté internationale.

En Australie, d'où sont originaires 38 des victimes de cette catastrophe, le premier ministre Tony Abbotta a dévoilée une stèle placée dans de la terre provenant d'Ukraine.

Un Canadien se trouvait à bord de l'appareil, qui effectuait un vol régulier entre Amsterdam et Kuala Lumpur. Il s'agissait d'un jeune étudiant en médecine de Toronto. À Ottawa jeudi soir, on a allumé 298 bougies en hommage aux victimes.

Tenter de faire la lumière sur la tragédie

Un an après l'écrasement de l'avion de la Malaysia Airlines en Ukraine, le gouvernement britannique plaide pour la mise en place d'un tribunal international pour traduire les responsables en justice.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, estime que justice doit être rendue pour ceux qui ont perdu la vie. Dix ressortissants britanniques comptaient parmi les victimes.

Plusieurs pays, dont les Pays-Bas, la Malaisie et la Chine, ont donné leur appui à la mise en place de ce tribunal de l'ONU.

Une proposition qu'a rejetée jeudi la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité doté d'un droit de veto. Le président Vladimir Poutine soutient qu'une enquête internationale doit d'abord être terminée et que l'idée d'un tribunal international est « prématurée et contre-productive ».

Moscou nie toujours son implication

La Russie rejette les allégations selon lesquelles l'appareil aurait été abattu par un missile tiré par les rebelles prorusses et blâme plutôt les militaires ukrainiens. Moscou nie également toute implication dans le conflit ukrainien.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, craint, selon l'agence Interfax, que les États-Unis n'influent sur le tribunal international qui « punirait ceux que Washington a déclarés coupables ».

Les Pays-Bas, qui mènent une enquête criminelle avec la Belgique, l'Australie et l'Ukraine, doivent soumettre leur rapport final sur l'écrasement le 15 octobre prochain. Un rapport préliminaire, publié l'automne dernier, a confirmé que l'avion a été abattu par un missile.

Reste à savoir qui a véritablement commis ce crime. Plus tôt cette semaine, la chaîne américaine CNN a affirmé, sur la base de deux sources anonymes, que les enquêteurs ont trouvé les coupables - les rebelles prorusses - et que leur rapport, attendu en octobre prochain, va également blâmer Malaysia Airlines pour son manque de prudence.

Éviter que le pire se reproduise

Les autorités tentent maintenant de prendre des mesures pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise pas. 

Il a été découvert que dans les heures précédant l'accident, 75 avions avaient emprunté la route L980 dont les vols de Singapore Airlines et d'Air France. Depuis, les appareils n'empruntent plus ce corridor aérien.

Il n'y a pas de juridiction internationale qui a un pouvoir contraignant pour interdire une route aux avions. Mais, depuis avril dernier, l'Organisation de l'aviation civile internationale a créé un site Internet qui recense toutes les recommandations des différents pays.

Avec les informations de René St-Louis

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