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Le pape François rencontre le peuple cubain sur la place de la Révolution

EN DIRECT - Des dizaines de milliers de fidèles sont réunis ce matin sur la place de la Révolution, à La Havane, pour assister à une messe célébrée par le pape argentin François. Au deuxième jour de sa visite officielle à Cuba, le souverain pontife rencontrera ensuite le président Raoul Castro et même Fidel Castro, si sa santé le permet.

L'imposante place où les Cubains fêtent le 1er mai sous les immenses portraits d'Ernesto « Che » Guevara et Camilo Cienfuegos a été transformée en cathédrale à ciel ouvert devant les façades des bâtiments du gouvernement communiste.

La venue du pape argentin à Cuba revêt une importance majeure du fait de sa contribution au réchauffement des relations entre les gouvernements cubain et américain.

Le pape poursuivra sa visite à Holguin, puis à Santiago, avant de s'envoler vers Washington, New York et Philadelphie.

Le catholicisme des Cubains

Comme dans toute l'Amérique latine, les Églises évangéliques gagnent du terrain et recrutent des désabusés du catholicisme. Cuba reste largement catholique, mais ce catholicisme doit composer avec les croyances anciennes venues d'Afrique, celles de la Santeria. On dit qu'au moins 70 % des Cubains sont « Santeros ».

Qu'est-ce que la Santeria ? La Santeria est le syncrétisme de la religion catholique et les cultes yoruba des Africains réduits en esclavage et amenés à Cuba pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Longtemps, certains secteurs catholiques ont lutté contre la Santeria, la considérant au mieux comme un ramassis de superstitions, au pire comme de la sorcellerie. Jean-Paul II a réglé la question : il s'est rendu en pèlerinage au Sanctuaire de Saint Lazare en 1998. Les « Santeros » font bel et bien partie de l'Église catholique.

Ce n'est pas le pape François, qui a démontré qu'il respectait les croyances populaires dès son tout premier voyage en 2013 au Brésil, qui reviendra sur cette position.

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