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Le pape rend hommage aux victimes de l'ère Pinochet et défend les Mapuches

Le pape a profité de son passage au Chili pour rendre hommage aux victimes de l'ère Pinochet et pour apporter son appui aux peuples autochtones, les appelant cependant à rejeter la violence pour faire valoir leurs droits. « La violence finit par faire mentir la cause la plus juste », a-t-il averti.

Au deuxième jour de son voyage au Chili, le pape a célébré mercredi matin une grande messe qu’il a dédiée aux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet qui a fait des milliers de morts de 1973 à 1990.

Au cours de la célébration, le souverain pontife a rappelé que l’endroit où il célébrait cette messe, sur les terres de l’aérodrome de Maquehue, près de Temuco, a été le théâtre de graves violations des droits de la personne.

Cette base aérienne était utilisée dans les années 1970 comme camp de détention sous l’ère Pinochet, où des centaines de militants de la gauche et de l’opposition y étaient détenus, torturés et interrogés par le régime.

De nombreux prisonniers n’en sont jamais ressortis vivants.

Dans son homélie, le pape François a déclaré aux milliers de fidèles rassemblés qu’il offrait cette messe « à tous ceux qui ont souffert et qui sont morts, et à ceux qui, chaque jour, portent sur les épaules le poids de nombreuses injustices ».

Accueil chaleureux des peuples autochtones

S’adressant dans un deuxième temps aux peuples autochtones du Chili, notamment aux Mapuches qu’il a salués dans leur langue, le pape a rendu hommage à la nature luxuriante et généreuse de la région d’Araucanie, leur terre ancestrale.

« Je veux m'arrêter et saluer spécialement les membres du peuple mapuche, ainsi que les autres peuples autochtones qui vivent sur ces terres australes : Rapanui (île de Pâques), Aymara, Quechua et Atacamenos, et tant d'autres », a déclaré le pape François dans une ambiance festive.

Le souverain pontife a cependant condamné le recours à la violence par certains groupuscules indigènes pour faire valoir leurs revendications territoriales et sociales.

« Il est indispensable d'affirmer qu'une culture de la reconnaissance mutuelle ne peut pas se construire sur la base de la violence et de la destruction qui finissent par coûter des vies humaines », a expliqué le pape.

« La violence finit par faire mentir la cause la plus juste, a rappelé le pape François. C'est pourquoi nous disons non à la violence qui détruit sous toutes ses formes », a ajouté le pape.

Au terme de sa visite au Chili, le pape François doit se rendre jeudi au Pérou. Le souverain pontife aura ainsi visité tous les pays d’Amérique du Sud à l’exception de l’Argentine, son pays natal, de l’Uruguay et du Venezuela.

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