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Le Parti pirate tentera de sortir l’Islande de l’impasse

Les pirates n'ont peut-être pas pu prendre le parlement islandais le 29 octobre dernier, mais voilà que leur figure de proue, Birgitta Jónsdóttir, se voit confier le mandat de former un nouveau gouvernement, rapportent les médias islandais.

« J'ai bon espoir que nous allons tous être en mesure de trouver un moyen de travailler ensemble », a déclaré l’ex-activiste pour Wikileaks et chef du Parti pirate, à la suite d'un entretien avec le président Gudni Johannesson.

Les deux principales forces politiques, le Parti de l'indépendance (centre droit) et le Mouvement des verts et de la gauche, ont échoué tour à tour à rallier les partis pour former un gouvernement.

Rallier la gauche d’abord

Le Parti pirate devrait amorcer des discussions avec 24 des 63 députés, issus de quatre formations: le Mouvement des verts et de la gauche (10 élus), le Parti de la réforme (7 élus), la formation Avenir radieux (4) et l'Alliance social-démocratique (3).

Avant les législatives, ces quatre partis de gauche s’étaient entendus pour former une coalition s’ils obtenaient la majorité.

Le parti anticorruption à la rescousse

Avec ses 10 députés à l’Althing, le Parti pirate est arrivé troisième lors des législatives d’octobre, même si les sondages le donnaient favori.

En prônant la transparence des données gouvernementales, des mesures anticorruption et la démocratie directe, cette formation atypique paraissait détenir la recette pour séduire les électeurs désillusionnés par l’establishment politique.

Après la crise financière de 2008 qui avait fait chuter la devise islandaise, le scandale des Panama Papers a alimenté une fois de plus la grogne des Islandais en révélant que 600 de leurs compatriotes ont profité des paradis fiscaux, dont le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson.

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