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Le Parti républicain plus que jamais divisé sur la candidature de Donald Trump

À moins d'un mois de la présidentielle aux États-Unis, l'implosion semble guetter le Parti républicain tant sont grandes les tensions provoquées par son bouillant aspirant à la Maison-Blanche, Donald Trump.

Mardi, le controversé milliardaire a fustigé ses détracteurs qui sont non seulement dans le camp adverse des démocrates, mais aussi au sein même du Grand Old Party (GOP), comme on surnomme le Parti républicain.

« C'est dur de bien réussir quand Paul Ryan et les autres vous apportent zéro soutien », a fulminé Donald Trump. 

Rappelons que Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, avait déclaré lundi qu'il ne défendra plus Donald Trump, se consacrant plutôt à protéger la majorité de son parti au Congrès.

Accusant Paul Ryan d'avoir « manqué de loyauté », M. Trump est allé jusqu'à dire que les démocrates étaient « beaucoup plus loyaux entre eux » que les républicains.« Je ne veux pas de son soutien, je n'en ai rien à faire de son soutien », a ajouté le magnat de l'immobilier dans une entrevue accordée au réseau américain Fox News.

Au lendemain des déclarations de M. Ryan, Donald Trump a affirmé qu'on lui avait « enlevé les menottes ». 

Deux controverses majeures

Cette tempête survient deux jours après qu'un second duel télévisé eut opposé le candidat républicain à sa rivale démocrate, Hillary Clinton. Un débat que Donald Trump affirme avoir remporté, même s'il a dû composer avec deux controverses majeures, extirpées de son passé de magnat de l'immobilier et d'animateur de téléréalité.

La première controverse est née des déclarations de Trump, faites il y a deux semaines durant un premier débat télévisé. Le candidat avait alors vanté sa propre intelligence, étant parvenu à ne pas payer d'impôts pendant des années. 

La seconde controverse est née lorsqu'un quotidien a révélé des propos dégradants sur les femmes, tenus par Donald Trump une décennie auparavant. Vendredi dernier, le candidat républicain à la présidence a présenté des excuses relativement à ces propos machistes.

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Des appuis presque indéfectibles

Donald Trump compte encore des alliés et ces derniers se sont manifestés lundi et mardi : le gouverneur du Maine, Paul LePage, a déclaré que le candidat républicain à la présidentielle était nécessaire pour faire preuve « de pouvoir autoritaire » aux États-Unis.

Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, lui a lui aussi renouvelé son appui.

M. Christie juge que la vidéo faisant entendre les propos machistes de M. Trump est « complètement indéfendable ». Mais il dit du même souffle qu'au bout du compte, « l'élection porte sur des questions bien plus importantes que celles-là ». 

Cependant, Chris Christie a ajouté qu'il ne pouvait blâmer les républicains de lâcher Trump. 

Avec les informations de Christian Latreille

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