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Le Pentagone décidera d’un renfort américain en Afghanistan

Devant la progression des talibans, le président Donald Trump délègue au chef du Pentagone Jim Mattis la décision d'envoyer des renforts en Afghanistan.

Depuis des mois, les chefs militaires américains réclament de 3000 à 5000 soldats pour aider le gouvernement local à affronter la pression des insurgés islamistes, selon des estimations qui circulent à Washington.

Désormais les mains libres, Jim Mattis pourra ainsi répondre aux demandes, notamment celle du général John Nicholson, chef des forces de l’OTAN en Afghanistan.

Le chef du Pentagone pourrait bien augmenter le nombre de militaires sur le terrain, même s'il n'a jamais exprimé son avis sur la question.

Revoir la stratégie après Obama

Jim Mattis a d’ailleurs estimé mardi, lors d’une audition au Congrès, la nécessité de prendre rapidement des mesures pour endiguer la pression qu’exercent les talibans, ainsi que l’urgence de définir une stratégie américaine après des années de désengagement du gouvernement Obama.

L'ancien général des marines devant le Congrès devrait détailler mi-juillet cette stratégie à long terme devant le Congrès.

Montée des talibans

Les talibans ont revendiqué une série d’attaques, notamment contre des bases et des positions militaires afghanes. Samedi, un soldat afghan – un infiltré, selon les islamistes – a tiré sur des soldats américains et a fait trois morts et un blessé.

L’armée américaine dispose actuellement de 8400 hommes sur le terrain, loin du pic des 100 000 en 2011. Les renforts seraient donc la première hausse d’effectifs depuis des années, mais aussi l’occasion de répartir des soldats dans les bataillons locaux plutôt qu’au niveau des états-majors.

Les soldats américains et de l’OTAN pourraient être autorisés à apporter plus « de soutien de feu » ou aérien aux militaires du pays, alors qu’ils ne sont actuellement qu'en mission de formation et d’entraînement.

Depuis 16 ans, les États-Unis sont présents militairement en Afghanistan. En 2011, le président Barack Obama avait amorcé une réduction des forces, espérant les limiter à un millier d’hommes d’ici son départ de la Maison-Blanche. Or, les coups des talibans que peine à encaisser l’armée afghane depuis 2014 l'avaient fait reculer.

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