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Le porte-avions Charles de Gaulle envoie ses premiers chasseurs contre l'EI

Le porte-avions français Charles de Gaulle, en mission dans l'est de la Méditerranée pour lutter contre le groupe armé État islamique (EI), est maintenant opérationnel. Des chasseurs ont décollé du navire lundi pour bombarder des cibles dans les zones contrôlées par l'EI en Syrie, selon des sources militaires.

Les 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions s'ajoutent aux 12 appareils français stationnés aux Émirats arabes unis et en Jordanie.

Aucune information n'a été fournie dans l'immédiat sur la nature de cet engagement.

Les chasseurs du Charles de Gaulle devraient rester hors de portée des défenses antiaériennes syriennes en passant par la Turquie au nord ou par la Jordanie au sud, selon une source militaire française citée par l'Agence France-Presse.

Ballet diplomatique

Cette opération est lancée alors que la France entame une semaine d'offensive militaire et diplomatique présentée comme décisive pour tenter de mettre sur pied une coalition unique contre l'EI, 10 jours après les attentats de Paris revendiqués par l'EI, qui ont fait 130 morts et 350 blessés.

Le président François Hollande a rencontré lundi le premier ministre britannique David Cameron. Il se déplacera à Washington mardi, pour rencontrer son homologue américain, Barack Obama. Mercredi, il doit s'entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel, puis il se rendra jeudi à Moscou, pour une rencontre avec Vladimir Poutine.

« La semaine prochaine est une semaine clé, ça ne sera pas du blabla diplomatique, indiquait une source gouvernementale française la semaine dernière. Le rendez-vous avec Barack Obama notamment sera décisif pour continuer les dossiers d'objectifs pour les frappes militaires. »

La France avait déjà engagé une série de frappes la semaine dernière visant des postes de commandement et des centres d'entraînement de l'EI près de Raqqa, en Syrie.

La France est engagée dans la lutte contre l'État islamique en Irak depuis septembre 2014, mais n'est entrée militairement sur le théâtre syrien qu'en septembre dernier, plus d'un an après ses alliés américains.

Paris souhaiterait que les États-Unis, qui ont déjà intensifié leurs frappes, fassent encore plus, selon une source diplomatique française citée par l'agence Reuters.

« Ils [les Américains] nous on dit qu'ils allaient taper plus, indique cette source. Ça commence à se voir. Ils ont donné l'exemple en tapant des ressources d'approvisionnement pétrolier. Ce qui est sûr, c'est que si on travaille ensemble on sera plus efficace. »

La France veut aussi que la Russie se focalise sur la lutte contre l'EI. Moscou, allié du régime de Bachar Al-Assad, est accusé par l'Occident de concentrer ses frappes sur les forces d'opposition modérées au régime et de ne pas frapper les bases de l'État islamique.

Frappes de la coalition

Les États-Unis et leurs alliés ont mené de nouvelles frappes aériennes durant le week-end contre les djihadistes de l'EI, dont deux en Syrie qui ont détruit près de 300 véhicules de l'EI et un dépôt pétrolier près de Deir Ezzor et d'Hassaké, dans le nord-est du pays.

Neuf autres raids ont été menés ce jour-là en Syrie, précise la coalition lundi dans un communiqué.

Dimanche, les avions de la coalition ont mené 19 frappes en Irak, notamment près de Ramadi et de Falloujah, et 14 en Syrie.

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