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Le premier ministre français promet de ne pas hausser les impôts

Le premier ministre Édouard Philippe a promis mardi de réduire dès cette année le déficit budgétaire du pays, sans toutefois augmenter le fardeau fiscal des Français.

Il a ainsi prévenu les parlementaires de s'attendre à une réduction des dépenses, puisqu'il compte abaisser le déficit budgétaire de la France sous la barre des 3 % imposée par l'Union européenne (UE). Il a promis de tenter d’y parvenir sans toutefois augmenter les impôts.

Selon M. Philippe, la dette française est devenue insoutenable et laisse le pays à la merci des marchés financiers.

Il a expliqué aux élus que l'Allemagne dépense 98 euros pour chaque tranche de 100 euros récoltés en impôts. En comparaison, la France dépense 117 euros.

Les autorités budgétaires françaises ont prévenu la semaine dernière que le déficit du pays pourrait atteindre 3,2 % cette année. Si la prévision s’avère, le déficit dépasserait la limite de l'UE pour une 10e année de suite.

Le premier ministre s'est donc engagé à ne plus embaucher de nouveaux fonctionnaires, à centrer le gouvernement sur ses priorités et à ne plus consacrer d'argent aux initiatives qui n'accouchent de rien.

Il a aussi annoncé l'intention du gouvernement de gonfler le prix d'un paquet de cigarettes à 10 euros (contre 8 euros actuellement); de réduire à 6 mois le traitement des dossiers des demandeurs d'asile (contre 14 mois actuellement); et de gonfler d'ici 2025 le budget militaire du pays à 2 % du produit intérieur brut.

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